Ces faits qui plongent le Sénégal à l’épreuve d’une impasse historique,

Publié le par guissguiss

CRISE DES VALEURS, DERIVES TOTALITAIRES, TOURMENT D’UN QUOTIDIEN INSUPPORTABLE… Ces faits qui plongent le Sénégal à l’épreuve d’une impasse historique, selon Ousmane Tanor Dieng

 

La crise des valeurs, les dérives totalitaires, la rupture de dialogue politique, le tourment d’un quotidien insupportable, etc., ce sont là des maux qui mettent, selon Ousmane Tanor Dieng, le Sénégal à « l’épreuve d’une impasse historique. » Le secrétaire général du Parti socialiste a dépeint ce tableau sombre de régime de Me Wade, ce week-end, devant ses compatriotes vivants aux États-Unis.
 
Dans son allocution, le Secrétaire général du Parti socialiste a parlé d’un « Sénégal à l’épreuve d’une impasse historique : quelles solutions de sortie de crise. » Il s’agissait là pour Ousmane Tanor, qui « aurait tellement souhaité apporter des nouvelles rassurantes du pays » à ces compatriotes vivant aux Usa où il a séjourné ces temps-ci, pour les besoins de l’investiture officielle du candidat démocrate Barack Obama, de montrer « hélas » que le Sénégal « baigne dans une crise sans précédent tant par sa nature que par son ampleur. »
Selon le Socialiste en chef, cette « crise perdure et installe inexorablement notre pays dans une impasse historique. » C’est un véritable tableau peu reluisant que Tanor Dieng a dépeint. C’est toute une panoplie de « faits » que le leader du Ps a mise en exergue pour parler de la mal-gouvernance du régime en place. « Dans notre pays où le ciel est si bas, si chargé, où le présent est tellement lourd, le futur tellement loin, tous nos compatriotes sont saisis du sentiment d’une véritable descente aux enfers, j’allais dire d’un vide sidéral », peut-on lire à travers le discours de Tanor Dieng dont copie est reçu à notre rédaction. Dans son propos, l’actuel patron de l’ancien Parti au pouvoir n’a pas ménagé le régime de Me Abdoulaye Wade.
« Le brouillard, alimenté par la furie et la folie destructrices qui inspirent le régime libéral, a atteint un niveau de densité tel que les dérives dans la conduite des affaires publiques et dans les rapports avec les citoyens sont devenues monnaie courante. » a-t-il fait constaté aux Sénégalais vivant au pays de l’Oncle Sam. À en croire, les faits d’une telle situation, « c’est cette double panne de stratégie et de politique qui frappe l’agriculture, l’élevage et la pêche et qui plonge le monde rural dans un désarroi sans précédent, amplifié par un déficit vivrier effarant et par une pauvreté croissante. »
Aussi, les faits, selon toujours le secrétaire général du Ps, c’est « l’état de décomposition avancée de notre tissu industriel et la perte de compétitivité de notre économie. » Pour étayer ses propos, il met en relief le cas « des entreprises du secteur privé, asphyxiées par le goulot de la dette intérieure et exposées à l’arbitraire de la puissance publique, qui connaissent des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois. »
Dans le lot de ces faits qui ont plongé le Sénégal dans une impasse figurent, selon lui, « les tourments d’un quotidien de plus en plus insupportable pour des millions de Sénégalaises et de Sénégalais englués dans la flambée vertigineuse des prix des denrées, produits et services de base. »

Le pouvoir de l’argent

Par ailleurs, Ousmane Tanor Dieng dira que les faits, « c’est cette inquiétante crise des valeurs suscitée, encouragée, récompensée, par le pouvoir de l’argent et avec l’argent du pouvoir, et accentuée par le vacarme des scandales et de la corruption qui rythment le quotidien de l’État. » À l’en croire, « la meilleure illustration étant l’énorme forfaiture dans la gestion budgétaire qu’Abdoulaye Wade s’est empressé de circonscrire au dépassement budgétaire pour tenter de masquer l’ampleur du préjudice financier. » Tanor Dieng soutient à l’intention de ces compatriotes vivants aux États-Unis qu’il ne faut d’ailleurs pas se laisser abuser parce que cette « énième affaire confirme la mal-gouvernance, la légèreté et l’irresponsabilité avec lesquelles les finances publiques sont gérées pour entretenir une délinquance financière institutionnalisée. »
Au chapitre politique, les faits, c’est cette impasse politique caractérisée par la rupture du dialogue politique, par l’absence de crédibilité de notre système électoral, par l’illégitimité et l’instrumentalisation partisane des institutions issues des élections présidentielle, législatives et sénatoriales, par les manipulations politiciennes à profusion de la Constitution ainsi que par la panne de notre modèle démocratique. »
Les « dérives totalitaires » d’un « pouvoir belliqueux qui, dans un amalgame malsain, associe la répression policière et les méthodes du « milieu », pour tenter d’enfermer nos libertés dans un écrin » n’ont pas était en reste. Dans le même sillage, le leader des « Verts » a aussi dénoncé « ces menaces et ces violences que les journalistes ont si justement désignées sous son visage hideux de monstre qui veut instituer une police des idées chargée de traquer, de casser et d’écraser tous les citoyens qui émettent des opinions contraires à la propagande officielle. » 

Publié dans Politique

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