MACKY SALL : sonne l’alerte

MACKY SALL : sonne l’alerte "Soyons vigilants et refusons l’inacceptable !"
Macky Sall, le présdident de l’Alliance pour la République (APR/Yaakar), a dénoncé avec vigueur la création du poste de vice-président et l’affectation de certains services au ministère dirigé par Karim Wade au détriment du département de l’Economie et des Finances. C’était au cours d’une visite qu’il a effectuée samedi à Kaolack, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (Aps).
L’édile de Fatick n’a pas fait dans la dentelle pour se prononcer sur la situation politique nationale et afficher sa détermination à s’opposer aux dérives du régime libéral.

Sur le sujet brûlant de la vice-présidence projetée par le chef de l’Etat pour renforcer l’architecture institutionnelle, Macky Sall est catégorique :"l’instauration de ce poste ne répond à un aucun critère objectif. On viole la Constitution pour assouvir des ambitions strictement politiciennes tout simplement. C’est inacceptable". ll exhorte les démocrates du pays à se mobiliser pour faire face : "nous nous battrons avec d’autres patriotes pour défendre l’image de marque et la réputation de notre pays. Nous refuserons l’inacceptable !", s’est écrié le président de l’Alliance pour la République, un parti de l’Opposition.

Le dernier changement de gouvernement s’est également invité à cette rencontre avec ses militants et sympathisants. Le transfert de certaines compétences du ministère de l’Economie au ministère de la Coopération Internationale ne rencontre pas l’adhésion du leader de l’APR.

’’On ne peut pas prendre les compétences historiques du ministère de l’Economie et des Finances en matière d’engagements, pour sectionner le monde et affecter celui arabo-asiatique à un autre ministère gérant des domaines sectoriels’’, a déclaré l’ancien Premier Ministre qui a eu à coordonner les activités du gouvernement d’avril 2004 à juin 2007.

Pour le maire de Fatick, il n’y avait pas lieu de cacher le jeu :"on aurait pu carrément nommer un autre ministre des Finances’’.

Comme pour donner des leçons de bonne gouvernance à ses ex-frères libéraux, Macky Sall ajoute que "l’intérêt du ministère de l’Economie et des Finances est qu’il est transversal et ne gère pas des projets non opérationnels. En outre, il est le seul, dans le cadre des engagements et décaissements, à distribuer et à pouvoir être le gendarme de l’Etat en terme de finances ».

L’ancien Président de l’Assemblée nationale, au coeur du dispositif central de l’Etat des années durant, sonne l’alerte : ’’si alors il y a emprunt ou que ces engagements lui échappent, il va se poser un problème sérieux de monitoring et les conséquences, c’est inévitablement les dérapages – comme en 2007/2008 avec les dépassements de plus de 200 milliards reconnus par la suite par le gouvernement - faute d’une seule unité de compte. Car aucune autorité ne sera là pour surveiller ce qui va se passer’’, prévient Macky Sall.

A défaut de retrouver l’orthodoxie administrative, Macky Sall propose à Abdoulaye Diop de partir s’il ne sent plus la confiance des plus hautes autorités. "Le ministre actuel peut aussi démissionner si les conditions de son travail ne sont pas optimales, avec un demi ministère de l’Economie et des Finances et un autre demi ministère des Finances, des Infrastructures et de la Coopération », conseille-t-il au Ministre d’Etat qui n’a toujours encore effectué la passation des services avec Karim Wade.

Le président de l’APR effectuait cette sortie dans le Saloum en compagnie de ses compagnons de lutte, dont le député Mbaye Ndiaye et Moustapha Diakhaté, démissionnaire du Pds il y a juste trois semaines. Ces derniers ont prié les populations de soutenir celui qu’ils appellent "l’homme du refus".

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