Enquête exclusive de M6: Le Mouridisme, milieu où l'argent et religion se mêlent.

Enquête exclusive de M6: Le Mouridisme, milieu où  l'argent et religion se mêlent.

Le business des souvenirs et autres bibelots est un commerce très lucratif. Suffisamment pour attirer les vendeurs à la sauvette prêts à tout pour s'imposer. Marc-Henri, qui tient une boutique officielle sur le parvis du château de Versailles, doit batailler tous les jours. Sur les prix («Ils vendent 70% moins cher»), mais surtout pour protéger son commerce («Les tentes sont régulièrement vandalisées»). Bien connu des services de police, le phénomène a pris une telle ampleur que certains monuments ont été «privatisés» par ces vendeurs à la sauvette. «On est chez nous ici», lance l'un d'eux, qui exerce au Trocadéro. Tous savent qu'ils n'ont pas grand-chose à craindre. Du moins, c'est ce qui ressort de l'enquête réalisée par Michaël Richard.

Le journaliste a suivi deux policiers sur le terrain, impuissants face au «professionnalisme» des vendeurs à la sauvette. Leurs uniformes n'arrangent rien dans ce jeu du chat et de la souris. Et, même quand ils en arrêtent, ils doivent les relâcher contre une amende de 200 euros. Plus surprenant, tous semblent faire partie d'une même communauté: les Mourides. Ses membres lui reversent une partie de leurs bénéfices. Argent et religion se mêlent. «C'est une des forces du fonctionnement de cette multinationale», explique Michaël Richard.

Derrière cette organisation des marabouts récoltent l'argent venu du monde entier. Il servirait à construire au Sénégal des mosquées et des écoles religieuses. Interrogé, le premier conseiller de l'ambassade du Sénégal en France reste prudent. «La réponse viendra du pays.» Comprendre: s'il doit y avoir une réaction à la suite de la diffusion de ce reportage, elle viendra de la présidence.

Enquête exclusive de M6: Le Mouridisme, milieu où  l'argent et religion se mêlent.
Dans les grandes villes touristiques, les abords des monuments sont investis de vendeurs à la sauvette. Le plus souvent, ils sont Sénégalais et font partie d'un réseau qui, depuis trente ans, a mis en place une véritable multinationale. Le magazine «Enquête exclusive» a enquêté sur le phénomène.