Programme d’emploi, Un produit cosmétique de plus », selon l’Afp

Publié le par guissguiss

Programme d’emploi des jeunes dans les banlieues : « Un produit cosmétique de plus », selon l’Afp
Aucun projet initié par Me Wade ne semble plus emballer les progressistes, qui les considèrent comme « des produits cosmétiques ». D’ailleurs, même le dernier programme en date ; à savoir l’emploi des jeunes dans les banlieues entre dans le lot des effets d’embellissement. La question de la spéculation foncière était la principale préoccupation des progressistes au cours de leur réunion hebdomadaire. Et pour cause, lit-on dans un communiqué reçu à Ferloo.com, « les résidents spoliés de plusieurs quartiers de Dakar sont descendus dans la rue, pour refuser l’arbitraire qu’on s’emploie à banaliser, par la politique du fait accompli, en misant sur la prétendue passivité des Sénégalais ».

Ils précisent ainsi qu’il suit : « Excédés par la portée d’un symbole inacceptable, les populations des Sicap-Karack, Baobabs et Amitié ont exprimé leur profonde indignation ». Surtout, poursuivent les camarades de Moustapha Niasse « le même individu qui a aliéné dans des conditions nébuleuses un terrain destiné à des équipements collectifs a été à l’origine d’une loi scélérate destinée essentiellement à fragiliser davantage les Institutions, pour accompagner un projet monarchique infect et suicidaire ». Ceci comme pour dire que « la situation nationale caractérisée par la montée des périls, alors que le gouvernement pseudo-libéral, recroquevillé dans son autisme, continue de rester sourd face au grondement de la colère populaire, dont les manifestations éparses constituent des prémices pourtant significatifs ». Pour les progressistes « c’est précisément ce condensé de contre-valeurs mis en bandoulière qui meut le gouvernement de Me Wade, qui le rend insensible à l’injustice et qui lui permet de chercher, sans cesse, à enrichir une clientèle insatiable, au détriment de l’intérêt général ». Ils n’ont pas manqué de rappeler « (…) que le problème foncier constitue un des aspects récurrents de la mal gouvernance chronique, qui asphyxie notre pays ». D’où leur cri d’avertissement : « Les tenants du pouvoir devraient faire l’effort de se libérer un tant soit peu de leurs certitudes paresseuses pour projeter un regard froid sur les phénomènes économiques, sociaux, politiques et culturels provoqués par l’accaparement abusif de terres par un groupe d’individus ». En ce sens que, précisent-ils, « ce dossier qui charrie des composantes identitaires a, souvent, été dans nombre de pays du Tiers-Monde, le moteur de luttes sociales et politiques séculaires ». A cet effet, d’ailleurs, ils estiment que « la GOANA se révèle un moyen cynique de spolier les terres des communautés rurales, au profit d’une caste de thuriféraires, produits du terreau des contre-valeurs qui envahissent tous les pores de notre société ». Et le Bureau politique de l’AFP d’engager « le gouvernement de Me Wade à mettre fin, sans délai, à ce jeu dangereux, dont les conséquences pourraient menacer gravement la paix civile ». Ils mettent dans le même lot de ce « jeu dangereux », le « prétendu » du programme consacré à l’emploi dans les banlieues. Puisque, soutiennent-ils, « c’est un produit cosmétique de plus, destiné à faire rêver une jeunesse déçue et définitivement édifiée quant à l’incapacité du gouvernement de Me Wade à se départir de la ruse, pour prendre le taureau par les cornes et engager la vraie bataille pour un développement concerté ».

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