SOUTIEN AU PROJET DE L’ASSURANCE AGRICOLE L’État va supporter 50% des primes

Publié le par guissguiss

Les autorités vont accompagner la volonté affichée de développer l’assurance dans le monde rural. L’État, pour mieux soutenir le projet de l’assurance agricole s’engage à supporter la moitié des primes d’assurance sous forme de subvention à la Caisse nationale d’assurance agricole du Sénégal.

Le projet de l’assurance agricole a reçu un soutien de taille devant faciliter son début. Le directeur général de la Société sénégalaise de réassurance (Sen-Re SA), M. Moussa Diaw, a fait savoir que l’État a décidé de supporter 50% des primes d’assurance sous forme de subvention à la Caisse nationale d’Assurance du Sénégal. Une mesure que Moussa Diaw assimile à un geste patriotique de haute portée.

Le 10ème séminaire annuel que la Sen-Re a ouvert depuis ce lundi 27 octobre à Dakar sur l’assurance agricole est ainsi une occasion pour démontrer les potentialités « énormes » qui s’offrent à l’assurance en milieu rural. La directrice de l’assurance, venue représenter le ministre d’État, ministre de l’économie et des finances, a rappelé que le monde rural emploi 65M% des forces productives et génère 32% du Produit intérieur brut (Pib).

Ce qui, selon elle, représente une grande potentialité pour le secteur de l’assurance. Par ailleurs, un paradoxe est relevé avec le peu d’intérêt que les sociétés d’assurance accordent au monde rural. Le directeur général de la Sen-Re relève que : « malgré la part importante de l’agriculture dans le Pib des économies africaines, mais surtout avant tout, le poids du monde rural dans la population africaine (plus de 51% selon plusieurs estimations), le secteur de l’assurance a toujours accordé peu d’importance à la couverture des risques du monde rural ».

C’est ainsi qu’il affirme que : « malgré l’existence de Mutuelles Agricoles dont beaucoup ont disparu la pénétration de l’assurance est inexistante dans le monde rural ». A l’en croire, seules les grandes sociétés travaillant dans le secteur rural et s’occupant principalement des cultures de rentes (Café, cacao, coton, arachide, etc) ont recours à l’assurance pour se prémunir contre certains événements.

Selon Moussa Diaw, cette situation qui prévaut dans le marché de la Fédération des sociétés d’Assurances de droit National Africaines (Fanaf), ne permet pas aux populations rurales de couvrir leurs besoins de sécurité contre les risques qui peuvent frapper leurs biens ou leur intégrité physique.

Compte tenu des catastrophes naturelles de ces dernières années, l’assurance agricole est jugée nécessaire pour le maintien des modes de production traditionnelle propres à l’état arriéré de l’agriculture africaine. C’est ainsi que les responsables de la Sen-Re pensent que la mise en place de système d’assurances agricoles susceptible de réponde aux besoins de couverture des paysans, arrive à point nommé.

De l’avis, de Moussa Diaw, l’assurance permettra ainsi de stabiliser le revenu du monde rural et de pérenniser les investissements. Les assureurs directs sénégalais vont ainsi s’inspirer de l’expérience marocaine et des initiatives de la Banque mondiale sur la question pour mieux connaître cette catégorie d’assurance qui, d’après le directeur général de la Sen-Re, est promise à un développement de plus en plus important sur nos marchés. D’où la nécessité pour tous les assureurs dommages de maîtriser des arcanes de ce risque.

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Publié dans Economie

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