Faut il une liberté économique et un changement de culture pour sauver l'Afrique?
L'Afrique doit se sauver du désastre économique qui ne cesse d'empirer depuis l'indépendance; donc, il faut absolument qu'elle saisisse la liberté économique avec les deux mains. Pour démontrer la vérité de ceci, il suffit de regarder le monde d'aujourd'hui, et de se permettre d'abandonner une théorie européenne chouchoutée.Est-ce qu'il y a toujours quelqu'un qui prétend ne pas comprendre la réussite de la Chine, ou bien celle des Émirats arabes unis?
Ces pays ne s'envolent pas grâce à l'état-providence. Ce ne sont pas des fonctionnaires sourcilleux ni des impôts qui leur ont valu la prospérité. La peur de la concurrence et la dépendance sur les subventions étatiques n'ont pas joué un rôle dans ces cas-là.
En effet, ce n'est en aucune manière l'intervention gouvernementale qui a permis de doper les taux de croissance de certains pays asiatiques. Au contraire, c'est le pouvoir de l'individu, des entreprises privées, et la chasse débridée aux bénéfices – voilà ce qui enrichit ceux qui étaient naguère aussi pauvre que nous, les africains – une réalité qui embarrasse les prêtres, les universitaires rêveurs, et les politiciens à l'ombre de l'économie réelle.
Certaines personnalités se proclamant défenseurs de l'Afrique réclament une augmentation de l'aide des pays européens, alors que ces derniers sont eux-mêmes en train de faire place à l'Asie à cause de leur socialisme. Méfiez-vous de ces prétendants, parce qu'ils n'estiment pas l'Afrique être capable de se dresser elle-même. Dans leur but de se présenter comme étant des sauveurs, ils se révèlent condescendants envers ce continent de richesses naturelles et humaines. Qu'ils investissent leur argent ici ou se taisent! Si les gouvernements africains ne leur offrent pas d'occasions intéressants, à cause de leur ignorance du pouvoir de la liberté économique, qu'on soutient au moins les libéraux africains réclamant celle-ci!
Étant donné la corruption inhérente du socialisme à l'européenne, il n'est guère nécessaire de s'étonner devant l'autre obstacle à la prospérité en Afrique, c'est-à-dire l'auto-pillage d'état. En effet, sans comprendre la liberté, qui fixe les fonctions de gouvernement responsable de façon permanente, l'état reste à la dérive, et la taille immense du gouvernement empêche tout contrôle raisonnable. Se multiplient alors les opportunités pour la cupidité, la corruption, et les jeux de pouvoir.
Mais quoi faire avec des occasions économiques si on ne mène pas une vie intellectuelle et qu'on n'aspire pas à faire des progrès de manière compétitive? On doit étudier l'histoire du miracle japonais du dix-neuvième siècle, où des leaders autoproclamés de la société ont fortement encouragé un changement de culture parmi les paysans.
Bien entendu, toute réforme structurelle visant à délivrer l'Afrique-otage implique obligatoirement la protection de la nature, de l'enfant, et de la santé des travailleurs. Les politiciens pourront alors se consacrer aux efforts visant à empêcher la violence et la fraude, ce qui est déjà assez difficile.
Guissguiss
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