Signature d'un accord historique de partage du pouvoir

Publié le par guissguiss

Le président zimbabwéen Robert Mugabe et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai signent lundi à Harare un accord de gouvernement d'union qui met fin sur le papier à six mois d'un duel acharné entre les deux hommes.
Des dirigeants africains, notamment d'Afrique australe, sont attendus pour la cérémonie au cours de laquelle les deux rivaux doivent sceller leur accord, après d'âpres négociations que leur intransigeance a souvent conduites au bord de l'échec.

La forme que prendra ce partage du pouvoir ne doit être révélée qu'une fois l'accord signé. De la place accordée à M. Tsvangirai, dont le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a emporté les législatives du 29 mars, dépendra l'aide internationale désespérément attendue pour extraire le pays du marasme économique.
De nombreux Zimbabwéens, associations d'aide, groupes de défense des droits de l'Homme mais aussi des capitales étrangères se montrent prudents sur les chances de mise en oeuvre de cet accord, qui contraint deux hommes que tout oppose à gouverner ensemble.

Le président Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, avait été réélu au 2e tour de la présidentielle fin juin, après un déchaînement de violences contre le MDC et ses partisans qui a fait plus de 200 morts.
Selon la presse d'Etat, les deux dirigeants se sont mis d'accord samedi sur la composition du nouveau gouvernement, qui comprendra 31 ministres, sous double contrôle. Chef de l'Etat, M. Mugabe dirigera le gouvernement, tandis que M. Tsvangirai, Premier ministre, prendra la tête d'un Conseil des ministres restreint qui participera à l'élaboration des politiques et en surveillera la mise en oeuvre.
Si le Centre de commandement conjoint, regroupant les chefs d'état-major de l'armée, la police et les services secrets, passe sous contrôle du Premier ministre, le président continuerait de diriger les forces armées, selon des sources concordantes.

Enfin, M. Tsvangirai prendrait le contrôle du ministère de l'Economie, pivot du redressement du pays. Le Zimbabwe est miné par une hyperinflation de plus de 11 millions de pour cent, la production est au point mort et plusieurs millions de Zimbabwéens sont menacés de famine.
ZIMBABWE - 15 septembre 2008 - AFP


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Publié dans Afrique

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