Le retour de Fadiga en sélection :
Le retour de Fadiga en sélection : plus qu’une logique, une nécessité "Par rapport à l’appel du peuple, je voudrais dire ceci : Si c’est le peuple qui me convoque je prendrais un vélo, je l’enfourcherais, je prendrais mon sac et mes chaussures et je pédalerais jusqu’au Sénégal’’, a-t-il ironisé aux micros des journalistes nationaux qui l’ont interpellé sur la question de son réintégration à la tanière.
Revenu quasiment de l’enfer au sein duquel l’homme s’est battu depuis quelques années pour recouvrer son niveau, Kali (comme l’appel ses proches et fans) a manifesté son ardent désir d’arborer, à nouveau, le maillot national qu’il a tant servi entre janvier 2000 et mars 2005.
Un « appel » qui arrive à point nommé quand on sait que l’un des problèmes majeurs de cette équipe du Sénégal, c’est le milieu du terrain. Aujourd’hui, Bayal Sall – qui a la carrure, la technicité, la physique et l’engagement de Salif Diao - à lui seul ne suffit pas. En 2001-2002, l’atout maître de l’équipe du Sénégal était la classe et la personnalité de son milieu de terrain (Diao, Fadiga, Pape Sarr) qui essuyait toutes velléité offensive adverse, remportait toutes les duels et pourvoyait avec percussion des balles meurtrière à l’attaque sénégalaise composé toujours des mêmes personnes. Le mutisme de Henri Camara face au but trouve son explication dans le manque d’appui confortable par derrière d’un maestro aux passes décisives millimétrées. Hormis quelques caviars par Fréd, Diouf, Bayal ou Diagne Faye, l’enfant de Karack doit batailler pour vaincre sa « stérilité » face au but.
En déclarant que "Henri (Camara), comme tous les autres attaquants, est tributaire des milieux de terrain devant le mettre dans une position idéale pour marquer’’, Moussa Ndaw met la puce à l’oreille à Lamine Ndiaye.
L’ancien attaquant du WAC de Casablanca, précise qu’il s’agit d’une stérilité de toute l’attaque sénégalaise qui, jusqu’alors n’a marqué qu’un seul but (celui de Diouf face au Libéria, les deux autres sont signés par des défenseurs Diagne face contre l’Algérie et Cheikh Guèye face au Leone Star).
Fadiga, une solution incontestable à la première ’équation : le milieu
Le Sénégal à un problème au milieu du terrain. C’est dans ce compartiment du terrain que tout se passe. Un milieu en place avec les hommes qu’il faut peut faire office valable de conducteur d’un match de football. Il On n’y a pas besoin de « driankés » comme Malick, Bâ, mais de vrais combattants, bons passeurs et opportunistes comme Fadiga, Pape Bouba Diop ou même à la limite Diouf… (ce dernier l’avait bien fait en l’absence de Fadiga au Mondial contre la Suède).
D’autant que le groupe de Lamine Ndiaye ne dispose pas actuellement de joueurs valeureusement interchangeables. Du coup, on détecte ses limites, ses faiblesse et donc son exposition au danger face à n’importe qu’elle adversaire qui fait montre d’un peu plus de cœur. Non seulement l’équipe n’est pas au point d’être à l’abri de camouflet, mais elle n’essaie pas non plus de se doter des moyens lui permettant de repousser les frontières de ses limites et de se parfaire.
L’arrivée de Fadiga-le métronome peut aider à pallier les énormes difficultés rencontrées pour produire du jeu, faire rêver les foules et surtout marquer des buts.
Entre entraîneurs « obtus » et joueurs peu engagés envers le maillot Pourquoi le groupe est, à ce jour fermé ? Pourquoi il n’y aurait pas la possibilité d’élargissement ou de remaniement de l’effectif entre les phases aller et retours des éliminatoires.
L’entraîneur doit avec la décence de ne pas se justifier par une soi-disant reconstruction pour une équipe performante dans le temps. Car dans l’effectif actuel, certains joueurs même après un séjour aux côtés d’Arsène Wenger et Sir Alex Fergusson ne progresseront pas. C’est leur engagement envers le maillot national qui fait défaut. Etre « star » en football, ce n’est pas porter uniquement le maillot d’une équipe prestigieuse, mais la devenir à partir de ce que l’on montre sur le terrain, ce que l’on apporte comme talent et bonheur à son équipe.
La génération de 2000 avec Peter Schnittger était une équipe limitée certes, mais accrochée au slogan « Dem ba diekh ! » et tellement courageuse qu’elle a conduit à celle de 2001-2002. C’est après l’honorable prestation des certains Omar Diallo, Henri, Moussa Ndiaye, Daf, Tafsir Salif Ngom, feu Assane Ndiaye, Fary Faye, Baye Ibra Kébé, Salif Sidibé, Salif keita…que les Aliou Cissé, Diatta, Coly, Diouf….ont rallié les camps du Sénégal.
Il faudrait que l’entraîneur explique à certains joueurs comme Malick Bâ, Sonko et Compagnies que la sélection nationale n’est pas un parc de distraction où l’on vient traîner le pied sans but précis. Ou bien on le mouille, ou bien on…libère la place aux plus performants.
Fadiga doit réintégrer la tanière avant qu’il ne soit trop tard, à l’heure actuelle il a sa place au regard de son parcours cette année, comparé aux carences angoissantes actuelles de l’équipe. Le groupe de Lamine Ndiaye tarde à accoucher une équipe capable de produire un jeu cousu, Malheureusement le temps n’attend point.
La valeur – mi figue, mi raison - des adversaires des Lions qui leur vaut la place de leaders du groupe ne doit pas pour autant noyer les responsables du football national dans l’inconscience du danger. Le réveil pourrait être fatal.
A bon entendeur…