« Pourquoi taire la nouvelle hausse de l’Electricité ? »

Publié le par Madior Fall

SECRETARIAT POLITIQUE DU RTA-S
     
Le Secrétariat Politique du Rta-S qui s’est réuni le 18 juin dernier s’interroge : « Pourquoi ne pas leur (les populations Ndlr) dire que le prix de l’électricité va encore connaître une nouvelle hausse » ?Les camarades de Momar Samb, examinant entre autres sujets lors de leur rencontre hebdomadaire, les questions nationales, affirment que « les populations vivent un véritable calvaire avec les pénuries de toutes sortes : riz, eau, électricité ».

« Il est tout de même renversant que le gouvernement de Wade, incapable d’assurer la fourniture régulière et convenable du riz, de l’eau, de l’électricité et de soins aux populations, puisse se payer le luxe de dépenser des centaines de milliards pour accueillir le sommet de l’Oci, de créer des institutions fantoches comme le Sénat coûtant des milliards, de dépenser des centaines de millions en location d’avion ! » Les camarades de Momar Samb réunis en Secrétariat politique le 18 juin dernier ne sont assurément pas tendres avec le régime libéral. Selon eux, dans un communiqué faisant l’économie de leur rencontre et reçu à notre rédaction, Le riz se fait rare car l’Etat doit encore des sous (des milliards de Fcfa) aux importateurs (…). L’eau se fait également rare dans la capitale. Les populations de Dakar sont obligées de faire des kilomètres pour chercher le liquide précieux (…). L’électricité aussi se fait rare du fait des délestages intempestifs que la Senelec nous réserve et qui plongent les populations dans le noir, alors que dans le même temps, les factures deviennent de plus en plus salées.

Les tentatives de banalisation de l’affaire par le gouvernement, qui annonçait la fin des délestages pour bientôt, se heurtent aux révélations du ministre de l’Energie à l’Assemblée nationale disant que les problèmes de délestage ne seront pas résolus avant 2012. Pourquoi ne pas alors dire la vérité aux populations ? « Pourquoi ne pas leur dire que le prix de l’électricité va encore connaître une nouvelle hausse » ? Par ailleurs, la hausse faramineuse du prix du gasoil (de 746 francs à 813 francs, le litre), le carburant le plus largement utilisé par les populations vient porter un coup dur aux conditions de déplacement des Sénégalais. En effet, tous les prix du transport en commun vont grimper. « Les populations vont encore faire les frais d’un régime budgétivore qui dilapide les deniers publics de manière scandaleuse ». Comme pour narguer les Sénégalais, poursuivent ainsi les camarades de Momar Samb, Me Wade « se permet de scinder le ministère de l’Education nationale en trois entités, morcelant à nouveau le système éducatif, augmentant du coup le nombre de ministres qu’il s’était promis de diminuer ».

Sur la lutte des travailleurs de l’Asecna

La situation à l’Asecna est plus que préoccupante, affirment les militants du Rassemblement des travailleurs africains section sénégalaise. Ils dénoncent ainsi « l’attitude de va-t-en-guerre du ministre Farba Senghor qui menace même les travailleurs au lieu de chercher à les rencontrer pour apaiser la tension et trouver des solutions aux problèmes posés ». Selon eux, dans ce domaine comme dans celui de l’Education, Me Wade et son gouvernement « usent des mêmes procédés : intimidation, menaces, injures, provocation et tentatives de division du mouvement des travailleurs ».

En outre, soulignent-ils, « devant l’indifférence manifeste du pouvoir et de l’autorité de tutelle des transports terrestres, Habib Sy, les travailleurs du secteur ferroviaire ont dû recourir à la grève, le 9 juin denier pour se faire entendre. Pourtant leurs revendications ne sont pas nouvelles et entrent dans le cadre du protocole d’accord devant être signé avec leur ministre de tutelle. Mais force est de reconnaître que le pouvoir campe sur ses positions ». Le Rta-S condamne l’attitude irresponsable du gouvernement dans ce secteur du transport ferroviaire et exprime son soutien aux travailleurs du Petit train bleu.

En vérité, aux dires des camarades de Momar Samb, « aucun secteur dans ce pays n’est épargné par les politiques à la fois irresponsables et meurtrières de Wade. Les travailleurs sont victimes de toutes sortes d’ostracisme et de mépris, quel que soit leur domaine de travail. Les populations sont agressées par les pénuries en tout genre et la hausse incessante des prix des denrées et services de première nécessité. Et quand des Sénégalais se lèvent pour manifester ou s’organisent pour réfléchir sur leur destin, Wade s’interpose, profère des menaces et les voue aux gémonies ».

Quelle réponse ? « Il devient de plus en plus urgent de dresser un grand rempart contre les politiques dévastatrices du pouvoir de Wade avant qu’il ne soit trop tard », répondent-ils en chœur.

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Publié dans Economie

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