Disparition annoncée de la Cncas: WADE soul bouki-souli bouki

Publié le par guissguiss

Disparition annoncée de la Cncas : la plaidoirie des travailleurs

La volonté du Président Abdoulaye wade de créer une banque verte à la place de la Cncas sème la panique chez les travailleurs. Dans un communiqué, ils plaident pour la conservation de leur entreprise et présentent les atouts et réalisations de leur banque.

Le collectif des travailleurs de la Cncas (Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal) est inquiet. Dans un communiqué, publié dans la presse, il dit non à la volonté du Président Abdoulaye Wade, exprimée, le 18 mai dernier, de créer une banque verte à la place de la Cncas. Le collectif s’interroge : « vingt cinq ans de construction, d’efforts et de sacrifices individuels et collectifs doivent-ils être comptabilisés en pertes et profits ? » La réponse est non selon les travailleurs.

Le collectif souligne que la caisse nationale de crédit agricole du Sénégal est dans une dynamique d’une évolution de son capital social, qui est de 2 300 millions de CFA actuellement. « A la faveur de l’augmentation du capital social exigée par la Banque centrale(BCEA0) relatif au relèvement du capital social minimum des banques et établissements financiers à 10 milliards et 3 milliards respectivement. » Pour les travailleurs, cette augmentation du capital constitue une opportunité qui permet selon le communiqué à court terme aux organisateurs de producteurs, aux professionnels structurés ainsi qu’à tout investisseur intéressé de prendre des parts sociales. « Ce qui ouvre aux agriculteurs une plus grande représentation au Conseil d’administration. Dans ce cadre, l’Etat peut appuyer ces organisations dans la mobilisation des ressources financières requises » souligne le texte.

Mieux, le collectif prend le contrepied du Chef de l’Etat en lui demandant de conserver sa participation directe au niveau relatif actuel de 25,59% du capital. « C’est pour continuer à imprimer la politique du Sénégal dans le domaine du financement du secteur rural dont l’enjeu de développement est hautement stratégique ». Il plaide pour le renouvellement de l’accord d’établissement par l’Etat serait de nature à amoindrir le coût du crédit pour les usagers réputés parmi les plus faibles dans l’environnement économique actuel.

Les travailleurs expliquent l’implication de leur entreprise dans la Goana. Ils précisent que le financement des opérations d’acquisition d’intrant (achat de matières premières, engrais, semences, phosphate de Matam, produits phytosanitaires, financement des producteurs) a atteint un niveau jamais égal depuis la création de la banque. Ces opérations ont nécessité, selon le communiqué, la mobilisation de 42 milliards de francs CFA dans contexte tendu de trésorerie sur place de Dakar.

Le collectif le rappelle pour mieux défendre sa cause que le Président Abdoulaye Wade avait déclarée : « qu’aucun bailleur de fonds extérieur n’avait participé au financement de la campagne qui avait permis d’atteindre des résultats appréciables. » Tout au long du communiqué, le collectif des travailleurs de la Cncas s’évertue à énumérer les actions et le rôle de la banque et appelle les autorités à renforcer le s moyens de la banque pour lui permettre de jouer pleinement sa partition. Les travailleurs semblent troubler par l’annonce du Président Abdoulaye Wade de faire « disparaître » la Cncas au profit d’une banque verte. Une déclaration faite lors du Conseil présidentiel tenu le 18 mai dernier sur les problèmes du monde rural.

La Cncas a été créée en 1984 dans la dynamique de la Nouvelle Politique Agricole, pour lui permettre les besoins de financement des secteurs ruraux notamment l’agriculture, l’élevage, l’artisanat rural et la pêche artisanale.

Publié dans Economie

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