POUR 1,5 milliard Cfa, WADE LEGALISE L'HOMOSEXUALITE

Publié le par guissguiss

Une structure cherche à convaincre Wade, pour lui faire signer la pétition légalisant l’homosexualité pour un bonus de 1,5 milliard Cfa »

Le débat sur l’homosexualité fait toujours rage. Non plus seulement dans les médiats, mais il s’invite aussi dans les familles religieuses. Serigne Maodo Sy ibn «Dabakh», lors de la Journée consacrée à Seydi Hadji Malick Sy, la semaine dernière, à l’Institut islamique, s’est longuement offusqué des frasques auxquelles se livrent certains «bras cassés» dans notre pays. L’Ong Jamra qui, depuis 25 ans, s’érige volontiers en sentinelle vigilante, contre la dégradation des mœurs, vient de faire le tour des cités religieuses pour édifier les autorités de ces villes saintes sur «les dangers qui guettent notre pays», relativement à un projet de dépénalisation universelle de l’homosexualité. Dans cette entrevue, le vice-Président de l’Ong Jamra, Mame Mactar Guèye, va plus loin, en dénonçant certaines manigances qui risquent d’entrainer le Sénégal dans une voie lourdes d’incertitudes. Entretien.

M. Guèye on a l’impression que le phénomène de l’homosexualité n’a jamais installé une polémique aussi aigue au Sénégal. C’est du à quoi selon vous ?

C’est parce que, curieusement, les homosexuels se sont subitement mis à investir le champ public, en posant notamment certains actes de nature à heurter la sensibilité de l’immense majorité de la population, qui comme tout le monde le sait, est à 95% musulmane. On a de plus en plus l’impression qu’ils sont en train poser systématiquement des jalons, pour atteindre un but inavoué.

Quels types de jalons, par exemple ?

Depuis des siècles, la communauté homosexuelle au Sénégal n’a jamais connu autant de frictions, par rapport au reste de la population. Mais depuis quelques années, ils s’organisent, concoctent même des projets des Gay-pride (parades homosexuels), qu’ils avaient voulu, en 2001, tenir au Sénégal, en partenariat avec leurs homologues européens, mais que nous avons, par la grâce de Dieu, réussi à déjouer. Pour des raisons surtout de sécurité publique et de stabilité sociale. Car, j’ose à peine imaginer les réactions de violence qu’un tel événement pourrait provoquer dans notre société, qui ne manquerait pas de considérer cela comme une ultime provocation. Un autre jalon a consisté à verser carrément dans l’indécence, je veux parler de cet inadmissible acte de sacrilège, commis en 2006 dans le cimetière musulman de Soumbédioune, par trois homosexuels, qui y ont été appréhendés par le Commissariat du quatrième arrondissement de la Médina, en train de tourner un film pornographique. Je passe sur les mariages contre-nature célébrés avec ostentation, sans oublier les racolages de plus en plus fréquents aux abords des établissements scolaires.

Les homosexuels se cachaient avant. Mais maintenant, ils donnent des interviews dans les médiats et s’affichent à la «une» des journaux. Les temps semblent avoir changé !

Soit. Mais quand on est une minorité, il faut éviter de verser dans la provocation. Parce qu’un dérapage est vite arrivé. Le tollé anti-homos n’a jamais atteint de telles proportions, au Sénégal. Mais il y a surtout un facteur aggravant. Ces intellectuels, qui prétendent les défendre doivent cesser de développer certains discours, et surtout se faire l’écho de certains slogans maçonniques, qui exaspèrent les populations. Ce que les braves populations de Mbao, de Somone, de Ngaparou ont récemment enduré est certes pénible, en voyant leurs localités respectives être tristement mises en vedette par des frasques d’homosexuels. C’est comme s’ils cautionnaient cette déviance sexuelle, comme s’ils tentaient de la justifier, dans un pays à 95%. C’est de la provocation ! Résultat : les Sénégalais, d’habitude si tolérants, n’ont jamais été aussi braqués contre les homosexuels. D’où ce sauve-qui-peut qui secoue maintenant cette communauté, dont certains membres, jadis, simplement dédaignés, sont maintenant régulièrement bastonnés dan les rues. Et la situation se dégrade de plus en plus, car on exhume maintenant des cadavres d’homosexuels décédés. Il faut que ce discours cesse, si l’on ne veut pas enflammer le pays !

On vous a entendu, dans une récente émission télévisée, dire que des lobbies chercheraient à mettre en mal le Président Abdoulaye Wade et les confréries religieuses du Sénégal…

Tout le monde est au courant de cette maudite pétition qui circule à travers le monde, avec pour finalité de faire adopter par l’organisation onusienne une convention portant dépénalisation universelle de l’homosexualité. Tout le monde sait également que ses promoteurs ont, mine de rien, réussi à collecter la signature de 66 pays, sur les 192 que compte l’Onu. Et que, parmi les signataires, figurent cinq pays africains (Guinée-Bissau, Cap-Vert, Gabon, Centrafrique, Iles Maurice). Certains considèrent que l’Afrique traîne trop les pieds. Et l’idée a émergé, dans certains cercles, de la nécessité de tout faire pour décrocher le plus vite possible la signature du Sénégal. Se fondant sur le raisonnement que le Président Wade a toujours eu une position de leader dans le continent, quand il est question de prendre des décisions importantes. Ses prises de positions ont souvent un effet d’entraînement, vis-à-vis de ses pairs. Souvenez-vous, pour les Ape (ndlr : les Accords de partenariat économiques), il a fallu que Wade refuse de signer, pour être automatiquement imité par nombre de chefs d’Etat, qui étaient jusque-là dans l’expectative. C’est ce Abdoulaye Wade -là que les lobbies homosexuels veulent décrocher. Et ils sont prêts à y mettre le prix fort ! Autant l’argent a circulé à flot dans certains pays africains signataires, au profit de certains intermédiaires véreux, autant on a fait monter la barre très haut pour quiconque réussirait à faire signer le président Wade, ce projet de légalisation de l’homosexualité. Une structure évoluant dans la société civile s’est vue promettre la rondelette somme de trois millions d’euros (ndlr : 1,5 milliard de nos francs), si elle réussissait à amadouer le Président Wade, et le faire signer. Ce qui naturellement le mettrait aussitôt en mal avec toutes les familles religieuses du pays. Nous avions d’ailleurs, nous Jamra, profité des éditions 2009 du Gamou et du Magal, pour demander à Sérigne Mouhamadou Lamine Bara Mbackè et Serigne Mouhamadou Mansour Sy de prier pour Maître Wade, pour qu’il ne tombe pas dans le piège de ces affairistes, qui de plus en plus font de la problématique de l’homosexualité un fond de commerce. Et nous sommes prêts, si le Président Wade y consent, à lui communiquer de bouche à oreille tous les éléments y afférent, avant que ces affairistes ne le trompent, le mettant du coup en mal avec l’immense majorité des croyants de ce pays.

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