L’IMMIGRATION CLANDESTINE « 240.000 Sénégalais en situation irrégulière »

Publié le par guissguiss

GIUSEPPE CALVETTA, AMBASSADEUR D’ITALIE AU SENEGAL SUR LE DURCISSEMENT DE LA LOI CONTRE L’IMMIGRATION CLANDESTINE
« J’ai déjà proposé au Sénégal d’organiser des rencontres entre les autorités compétentes de nos deux pays pour arriver à une gestion concertée des flux migratoires de sénégalais vers l’Italie ». Ces propos sont de Giuseppe Calvetta, ambassadeur d’Italie au Sénégal qui s’est prononcé avant-hier au Méridien Président, pour apporter des éclaircissements sur la loi votée récemment par le parlement Italien dans la lutte contre l’immigration clandestine. Pour le diplomate, « le moment est venu en Italie pour mettre de l’ordre dans la situation des immigrés clandestins ».
« En Italie, il y a beaucoup d’immigrés clandestins. Le moment est venu de mettre de l’ordre dans la situation mais en respectant la dignité des personnes ». Ces propos sont de l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Giuseppe Calvetta, qui s’exprimait ainsi sur cette question en marge de la rencontre du lancement de la Plate forme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora Sénégalaise en Italie (Plasepri). En effet, pour le diplomate, l’Italie ne peut pas accueillir tous les migrants qui cherchent à entrer dans son pays. C’est pourquoi, a-t-il estimé, il y a lieu de créer des règles pour cela. Et selon lui l’Italie est disposée à signer des accords avec les pays d’où sont originaires ces migrants. Malheureusement, à son regret, plusieurs pays s’obstinent à ne pas signer des accords avec l’Italie en ce qui concerne la question du flux migratoire.

Son excellence l’Ambassadeur d’Italie ne juge pas pour autant sévères les mesures prises par son pays contre les immigrés clandestins. Il estime qu’elles peuvent être qualifiées de très dures contre les personnes qui vont à l’encontre de la loi. Il rappelle que l’Italie a eu des problèmes d’ordre public avec des ressortissants de certains pays. Mais il rassure que ce n’est pas le cas avec les immigrés Sénégalais qui sont d’ailleurs bien accueillis en Italie même si certains sont des clandestins, a-t-il précisé. D’ailleurs, il précise que sur les 300 000 Sénégalais qui vivent en Italie seuls les 60 000 sont en règle.

Ce qui veut dire parmi eux 240.000 sont en situation irrégulière et une centaine en prison à cause du trafic de drogue qu’ils exercent pendant l’été (juillet et août). Et malgré cette situation 8000 visas sont octroyés annuellement par l’ambassade d’Italie à Dakar. Le projet de loi dont 316 députés ont voté pour et 258 ont voté contre, prévoit désormais que l’entrée ou le séjour illégal sur le territoire italien deviennent un délit et sont passibles d’une amende de 5 000 à 10 000 euros.

Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d’identification et d’expulsion passe de deux à six mois tandis que les personnes louant un logement aux clandestins ou les hébergeant risquent une peine maximale de trois ans de prison.

Les mesures de lutte contre l’immigration font partie, soutient l’ambassadeur d’un projet de loi plus vaste sur la sécurité en général, prévoyant deux autres votes de confiance, sur la micro criminalité dans les villes et la lutte contre la mafia. Le document devra ensuite passer au Sénat qui doit le voter dans les mêmes termes pour qu’il entre en vigueur.

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