Un bien trop gros gâteau pour le fils du président

Publié le par guissguiss

Jusque là, président de l’Anoci, Karim Wade vient de faire son entrée dans le gouvernement avec un ministère hyperbolique. En effet, le fils du chef de l’État prend désormais en charge le poste inédit de ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. En un mot, un ministère « touche-à- tout ».
Un super ministère, un hyper département… on a beau épuisé les superlatifs, on n’arrivera pas à bien qualifier le portefeuille que Karim Wade vient de décrocher dans le nouveau gouvernement dirigé par Souleymane Ndéné Ndiaye. En lui confiant le ministère bien nommé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, le tout couronné par un rang de ministre d’État, le président de la République vient de surprendre encore une fois son monde en créant un super ministère composé de départements que rien ne lie.

En plus de son domaine réservé des infrastructures et des transports aériens, Karim Wade s’adjuge de prérogatives réservées aux ministères des Affaires étrangères et de l’Economie.

Avec le département de la Coopération internationale, ses relations privilégiées avec les émirats du Golfe sont ainsi légitimées et seront maintenues, voire renforcées. Il pourra aussi avoir une ouverture plus large à l’Elysée, chez Sarkozy et pourquoi pas à la Maison Blanche de Barack Obama. Bref, les Affaires étrangères ne sont plus une affaire exclusive de Cheikh Tidiane Gadio. Tout comme l’économie et les relations avec les bailleurs de fonds seront rudement disputées à Abdoulaye Diop.

Aussi, tous les Grands chantiers du chef de l’État tombent dans l’escarcelle de son fils. L’évolution que connaitront les chantiers de l’Aéroport international Blaise Diagne, l’autoroute à péage, le prolongement des chantiers de l’Anoci pour ne citer que les plus importants projets, seront associés au nom de Karim Meïssa Wade qui hérite aussi du brûlant dossier d’Air Sénégal International.

En outre, l’aménagement du territoire permettra au nouveau ministre d’État de s’occuper de l’intérieur du pays et peut-être de rivaliser avec les collectivités locales dont les plus importantes sont entre les mains de l’opposition. Le développement économique des régions, les politiques sociales spécialisées, le logement, le développement des infrastructures, notamment de transport et de communication, la disponibilité des ressources en eau et leur gestion intégrée, la préservation et la mise en valeur de l’environnement sont autant de domaines qui entrent dans le cadre de l’aménagement du territoire, à moins que le gouvernement sénégalais ne lui trouve une définition spécifique.

Autant dire que Karim Wade pèse bien lourd !

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