ECHAUFFOUREES ENTRE ETUDIANTS ET FORCES DE L'ORDRE

Publié le par guissguiss

ECHAUFFOUREES ENTRE ETUDIANTS ET FORCES DE L'ORDRE: Les non-orientés tiennent tête aux Gmi

L'Université Cheikh Anta Diop a connu hier une matinée très mouvementée marquée par des jets de pierres provenant des étudiants. Les forces de l'ordre ont eu toutes les peines du monde à les neutraliser. 
Les nouveaux bacheliers non encore orientés ont affronté pendant des heures les forces de l'ordre. Réclamant leur orientation à l'Université Cheikh Anta Diop ou dans tout autre université, les non-orientés ont livré une bataille farouche, aidés en cela par les étudiants qui n'ont pas encore perçu leurs bourses. Ainsi, les jets de pierre se sont opposés aux grenades lacrymogènes des forces de l'ordre. Créant ainsi, une atmosphère défectueuse et une odeur à piquer fortement les narines aux passants et aux étudiants qui profitaient des temps d'arrêts pour sortir de la grande porte de l'Université portant le nom du célèbre chercheur sénégalais.
L'avenue qui porte le même nom que l'université a été barrée pendant quelques temps avant que les forces de l'ordre ne veillent sur la circulation. Les participants à cet intifada entre étudiants et forces de l'ordre n'ont pas cependant fini de déverser leur colère sur les autorités universitaires qui refusent pour le moment de trouver une solution à leur problème. Une fille, A. K, trouvée à la hauteur du pavillon A, l'attestaion provisoire du baccalauréat entre les mains, de fustiger l'attitude des autorités en ces termes : "ce n'est pas normal que l'on refuse de nous orienter alors que nos parents se sont sacrifiés pour nous mettre à l'école et même les autorités ont toutes ces années prôné l'accès à l'éducation et maintenant, ils ne veulent pas que l'on fasse des études supérieures".
"C'est vraiment contradictoire, ils doivent dans tous les cas trouver une solution à cela car on est fatigué de faire la navette et de ne jamais voir nos noms s'afficher sur les listes d'orientation. C'est injuste", a-t-elle ajouté, l'air désespéré. Un autre garçon, les papiers d'inscription à la main, partage l'avis de cette fille : "Les autorités n'ont qu'à tout faire pour qu'on étudie car nous n'allons pas céder", dit-il tout essouflé, certainement fatigué par les lances de jets de pierre.

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