SENEGAL: MONTANT EXACT DE LA DETTE INTÉRIEURE:

Publié le par Sud Quotidien

MONTANT EXACT DE LA DETTE INTÉRIEURE:Les réserves d’une Cnes « harcelée »

Le montant de la dette intérieure que l’État doit au secteur privé est à nouveau autour d’une polémique. La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) qui faisait face à la presse ce mardi 23 décembre n’est pas d’accord sur la somme avancée par le gouvernement. 

Si le ministre de l’économie et des finances se cramponne sur les 174 milliards de F Cfa pour la dette intérieure, il n’a pas encore convaincu la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes). Face à la presse, ce mardi 23 décembre à Dakar, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), s’est félicité du récent engagement de l’État à procéder à l’épurement de la dette intérieure avant le 31 janvier 2009.

Le président de la Cnes pense que cette décision constitue une avancée significative par rapport à l’absence de visibilité dans laquelle étaient confinées plusieurs entreprises du pays. « Nous ne pouvons donc que nous féliciter de cette volonté de l’Etat d’aller vers un règlement de la question de la dette », s’est réjoui M. Kama, se félicitant en outre de la contribution de certains partenaires comme la France qui travaillent au règlement de cette dette.

Par ailleurs, il a rappelé les menaces de la dette intérieures sur certains secteurs comme les Btp et d’autres qui dépendent de la commande publique. Sur ce problème, le président de la Cnes a montré sa désapprobation concernant le montant avancé par le ministre de l’économie et des finances. « Nous sommes toujours d’avis que la dette intérieure dépasse 174 milliards de francs et en encourageons l’audit complet ».

En plus des réserves sur le montant exact de l’argent que l’Etat doit aux entreprises, le président de la Cnes a également dénoncé une certaine discrimination dans le règlement de la dette. Il a ainsi rappelé son « attachement à un traitement de la dette dans l’équité et le strict respect des règles de transparence ».

A son avis, « toutes les entreprises doivent être traitées avec la même objectivité », a déclaré, soulignant par ailleurs que « la fiscalité est utilisée aujourd’hui comme un moyen d’harcèlement par l’Etat ». Il fait savoir que : « nous sommes soumis à un harcèlement fiscal par l’État.

La fiscalité doit être un moteur d’incitation à la croissance et non un instrument de torture ». Ainsi, a t’il poursuivi, « face à la crise internationale qui se profile, un consensus sur une stratégie nationale de gestion et de pilotage de l’économie dans les mois à venir est plus que nécessaire ».

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