COMMUNIQUE-BUREAU-POLITIQUE-AFP

Publié le par guissguiss

« Le monde rural a fini de découvrir la profondeur du mépris qu’il inspire aux tenants du pouvoir »
La réunion du Bureau politique de l’AFP s’est réuni le Jeudi 04 décembre 2008, sous la présidence de Moustapha Niasse, son secrétaire général. Il a examiné la situation nationale avec comme toile de fond les derniers développements de l’actualité nationale. Les progressistes embouchent la même trompette que leur leader. En d’autres termes, ils plaident, à sa suite, pour la restitution de l’Etat à la république. La querelle de leadership au sein du Front siggil Senegaal n’a, toutefois, pas été abordée.

Selon le bureau politique de l’Alliance des forces du progrès, « le caractère républicain de l’Etat doit être préservé par des pseudo-libéraux qui se révèlent incapables de sortir de leur autisme. Les révélations scandaleuses des partenaires marocains dans le dossier du pèlerinage à la Mecque montrent à quel point, les tenants du pouvoir sont éloignés de toute préoccupation liée à l’éthique, à la morale et aux valeurs. Du fait de la cupidité, de l’impéritie, du manque de générosité et de l’arrogance des tenants du pouvoir, la vie de milliers de citoyens a été mise en danger. Les turpitudes du gouvernement ont déjà provoqué un décès et des ennuis de santé à plusieurs pèlerins qui, dès le départ, se sont rendus aux Lieux Saints avec un handicap certain. »

« Le Bureau politique de l’AFP engage le gouvernement de Me Wade à prendre toutes les dispositions nécessaires, pour que le retour des pèlerins s’effectue dans les conditions conformes aux normes internationales de sécurité » indique, par ailleurs, le communiqué.

L’Alliance des forces du progrès poursuit son réquisitoire en ces termes : « le gouvernement de Me Wade n’a pas décidé de payer la facture, en réduisant le train de vie de l’Etat et en arrêtant de gaver une clientèle insatiable. Ce sont les populations, le monde rural et les travailleurs, les jeunes, tout particulièrement les étudiants et les élèves qui sont encore sollicités pour financer des ripailles où ils n’ont jamais été partie prenante.

Après la suppression de la subvention à la consommation, voilà que le régime donne dans le dilatoire pour ne pas payer leurs dus aux travailleurs de l’Education nationale, aux étudiants et aux employés municipaux qui expriment leur ras-le-bol en battant le macadam. »

En ce qui concerne le monde rural, l’Alliance des Forces du Progrès est d’avis qu’il a fini « de découvrir la profondeur du mépris qu’il inspire aux tenants du pouvoir. Non seulement ces derniers sont incapables de fixer un prix au producteur décent, à défaut d’être rémunérateur, mais sont loin d’assurer le financement régulier d’une campagne de commercialisation transparente et digne de ce nom. Le montant de 165 f pour un kilo d’arachide est la conséquence directe de l’absence de subvention de la part de l’Etat. De surcroît, le démarrage de la commercialisation le 8 décembre, c’est-à-dire le jour ou la veille de la Tabaski, est une aberration. Cette campagne ne peut être que la confirmation d’un désastre voulu et programmé par le gouvernement, dans la mesure où la SUNEOR n’achètera pas plus de 200.000 tonnes d’arachide et le régime en place projette de mettre fin à la distribution des semences en 2009. Il ne lui restera plus que les fausses statistiques pour tenter de masquer la misère profonde dans laquelle il a plongé les paysans et dont la conséquence immédiate est la faillite de l’économie rurale. »

Sur le projet de vente des actions de la société nationale des télécommunication (Sonatel) et de l’hôtel Méridien, le bureau politique de l’Afp constate : « après avoir accéléré la paupérisation des populations, toutes couches confondues, après avoir mis les finances publiques dans une situation critique, le gouvernement de Me Wade s’emploie maintenant à brader fébrilement le patrimoine national, notamment à travers la vente de parts de l’Etat à la SONATEL et dans le secteur des Assurances, sans oublier le Méridien Président, symbole de la coopération sénégalo-saoudienne s’il en fût. Le plus grave, c’est que, eu égard à la mal gouvernance chronique ambiante, il n’est pas évident que les montants collectés seront dépensés en fonction des priorités du pays et de l’intérêt général. »

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