Le député, responsable libéral de Touba mosquée : Moustapha Cissé Lô déverse ses vérites

Publié le par guissguiss

Moustapha Cissé Lô, alias El Pistolero, n’a pas «son flingue dans son colt». Il dégaine ses vérités comme autant de balles qui percutent ses contempteurs. Au cœur des débats à l’Assemblée nationale, dans le processus de mise à mort politique de Macky Sall, le président de cette institution, il s’est fait bruyamment entendre. Il le continue toujours. Le secrétaire général adjoint de la Fédération de Touba et secrétaire général de la Section Pds de Touba-Mosquée avertit Me Wade sur la situation de son parti qui est en train de perdre du terrain dans la région de Diourbel et qui risque de faire les frais d’une hémorragie aux prochaines élections.
 Après le marathon parlementaire, quelles sont les leçons majeures que vous tirez des débats ayant eu lieu à l’Assemblée nationale ?
De toutes façons, j’ai eu à m’exprimer tout au long de ce marathon parlementaire et décliner mes positions qui sont extrêmement claires par rapport à ce qui vient de se passer. La loi Sada Ndiaye n’était pas opportune, n’avait pas de sens ni d’intérêt pour les populations. C’était une loi qui visait une personne ; ce que nous avions voulu démontrer. Si Macky Sall n’a pImageas démissionné, il a eu à le dire, il souhaitait, en tant que citoyen honnête, qu’on lui dise ce qu’on lui reprochait. Quand le Président Wade l’a rencontré pour demander sa démission, cette question avait été agitée. «Qu’est-ce qu’on me reprochait ? Qu’est-ce que j’ai fait?» avait demandé Macky. C’est une question de sagesse. Il a eu à côtoyer un homme sage, un grand homme comme Me Abdoulaye Wade qui lui a beaucoup appris en politique, qu’il a appuyé. Il a eu des responsabilités : directeur, président du Cis, ministre, ministre d’Etat, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Il a gravi tous les échelons. Partout où Macky Sall est passé, il a eu les félicitations du président de la République. Je vous renvoie au site internet Archipo pour voir la séparation du président de la République d’avec son fils qu’il a formé, quand il démissionnait de la Primature. Je rappelle aux Sénégalais que, le même jour, lorsque Macky est retourné à son bureau et qu’il devait revenir pour assister au Comité directeur (du Parti démocratique sénégalais (Pds) : Ndlr), il avait été fouillé. Les mêmes commanditaires de ce complot avaient orchestré cette fouille alors qu’il n’était pas encore à l’Assemblée nationale. Donc, depuis l’arrivée de Macky Sall à l’Assemblée nationale, il y a des groupes de personnes dont certains sont au Palais et d’autres dans le parti quelque part qui ont orchestré un plan contre lui pour le liquider.
Quand on a demandé à Macky Sall par une pétition de démissionner, il a refusé. C’est normal parce que la pétition n’est pas reconnue dans notre règlement intérieur. Donc, il ne se reproche rien. L’Assemblée fonctionnait normalement. Tout le monde a dit que Macky est poli et fait bien son travail. Il a fait un excellent travail. Mais, on a amené à l’Assemblée nationale des bruits et tous ceux qui les ont amenés ont fui. Il y a la commission des Finances et vous avez entendu Mamadou Seck dire honnêtement qu’il a rendu compte au Comité directeur que, concernant la convocation de l’Anoci, Macky n’a rien à y voir, car la Commission avait souverainement convoqué l’Anoci. Mais comment une procédure de transmission d’un dossier peut apporter autant de scandales ? Quelqu’un qui a travaillé pour vous, qui a répondu avec beaucoup de politesse, de compétence, de sagesse, qui a conduit la liste du Pds où il était crédité de 143 voix pour son élection sur 150 députés, a conduit la campagne du Président qui a gagné au 1er tour, méritait des félicitations et une promotion. Me Wade devrait refuser la liquidation politique d’un jeune cadre. Je fais partie de ceux qui ont demandé à Macky Sall de refuser. Il l’a fait avec politesse et intelligence.
Je sais que la loi Sada Ndiaye avait été téléguidée et n’a pas été préparée, parce qu’elle a été brandie comme ça pour éliminer quelqu’un de très intelligent, car il a demandé que cette procédure qui a été enclenchée aboutisse afin qu’il puisse quitter l’Assemblée nationale. Sada Ndiaye a fait beaucoup d’erreurs sur cette procédure. Je profite de l’occasion pour répondre à mon collègue Me Abdoulaye Babou.


A quel propos précisément ?
Le mot transhumant désigne quelqu’un qui fait des allers-retours. C’est le plus grand transhumant de ce pays. Il était au Parti socialiste, à côté de Tanor (Ousmane Tanor Dieng, ancien Premier secrétaire du Ps : Ndlr). Quand Me Babou a brigué la coordination Ps de Mbacké, il avait été battu par Iba Guèye et son groupe. Il a quitté le Ps. Quand on préparait l’Afp (l’Alliance des forces de progrès que dirige l’ancien Premier ministre Moustapha Niasse : ndlr), il a utilisé la grande gueule pour être le porte-parole de cette formation politique. Il était député ; il a trahi avant la fin de son mandat. Il est parti pour se rapprocher de Me Wade et avoir un poste de ministre. Il a été nommé ministre ; on l’a utilisé et on l’a jeté à l’Assemblée. Quand le problème s’est soulevé à l’Assemblée, il a été le premier à signer une pétition contre Doudou Wade (le président du groupe libéral, majoritaire à l’Assemblée nationale : Ndlr), parce qu’il n’avait rien à l’Assemblée. Me Babou a reçu Macky Sall chez lui, lors du décès du Khalife général Serigne Saliou Mbacké et lui a dit qu’il lui accordait son soutien. Je connais toutes les péripéties. Mais, on l’a acheté ; on lui a donné le poste de Mbaye Lô qui était un vaillant travailleur du Pds. On lui a donné le poste de vice-président du groupe pour qu’il trahisse encore Macky Sall. Donc, cet homme ne peut être un exemple dans ce pays. Il a trahi et cela ne prospère pas.


Qu’est-ce qui s’est passé au juste ?
Ce qui s’est passé ; c’est un juriste, il sait qu’ils ont fait des conneries qu’il veut justifier. Mais pourquoi la procédure d’urgence ? C’était pour avoir la loi promulguée, pour faire tomber coûte que coûte Macky Sall. Ils (les adversaires du président de l’Assemblée : Ndlr) ont introduit une pétition ; ce qui n’a jamais existé dans nos lois. Ils ont utilisé cette pétition pour l’introduire dans notre règlement intérieur et dire que 38 députés qui présentent une résolution, si c’est voté à la majorité absolue, c’est-à-dire 76, cela peut faire tomber le président de l’Assemblée, un membre du Bureau. C’est honteux et scandaleux ! Maintenant, ils ont échoué. Si nous nous référons au règlement intérieur qui sera abrogé dans quelques jours, les dispositions étaient claires : l’Article 15 dit qu’à l’exception du président de l’Assemblée nationale, le renouvellement du Bureau a lieu à la première séance de la première session ordinaire et ses membres sont rééligibles. Donc, le président constitue l’exception dans ce règlement, parce qu’il avait été élu pour la durée de la législature. Ça, c’est une loi fondamentale qui est de la Constitution. Ils ont demandé d’abroger pour dire que le Bureau est renouvelé à la première séance de la session ordinaire, mais la séance est ouverte et ils n’ont pas renouvelé. Les membres du Bureau qui ont été élus sur les dispositions de l’Article 15 du règlement intérieur précédent sont élus en juin 2008 ; leur mandat est de 1 an. Donc, il y a un vide juridique. Ils ne peuvent pas renouveler le Bureau d’ici octobre prochain, s’ils se confèrent à la loi ! Ou bien, je leur ai demandé pour les aider, parce qu’ils ne connaissent rien, de présenter une résolution, de faire tomber l’ensemble des membres du Bureau, si la loi est promulguée.


Vous voulez alors leur suggérer de faire une démission collective ?
Oui ! Ils n’ont que ce recours. Ils vont faire tomber, par la résolution qu’ils vont introduire dans le nouveau règlement, si le Président abroge -et je souhaite qu’il ne promulgue pas cette loi parce qu’il y aura beaucoup de bruits autour de cette loi, mais ils auront à la présenter ou ils démissionnent collectivement pour pouvoir procéder à d’autres élections. Ce sera alors le scandale du siècle, car c’est du jamais vu, parce que ça ce n’est pas du règlement intérieur. Pour faire une pétition, il faut que le président, le vice-président ou le secrétaire élu présente des lacunes ou fasse des fautes, mais on ne peut pas présenter des résolutions contre des gens qui travaillent honnêtement. Je pense qu’il y a là des problèmes. Ils nous appellent à des réconciliations. Aujourd’hui, ils veulent qu’on statue sur cette question pour trouver un consensus. C’est regrettable ; il y a la loi et notre loi n’a jamais présenté des problèmes.


Donc, pour vous, un consensus n’est pas possible ?
Non, ce n’est pas possible parce que c’est la loi ! C’est du français. Ils ne comprennent pas le français. Si Me Babou savait quelque chose, il aurait dû avant l’ouverture de la séance, voir que ce n’est pas à l’ouverture : on a dit que le Bureau est renouvelé à la première séance de la session ordinaire. C’est une session unique ; la première séance est passée ; donc, on ne peut plus renouveler. Si on se réfère aussi au règlement antérieur, on ne peut renouveler le Bureau qu’en juin prochain, si on ne promulgue pas. C’est ça les deux cas de figure. Le reste, ce sera un scandale imputable à l’ensemble de ceux qui combattaient Macky Sall et le président de la République doit en tirer toutes les conséquences.


Vous avez évoqué le cas de Mamadou Seck, par rapport à la convocation de Karim Wade pour audition. Si Mamadou Seck s’est expliqué là-dessus, que pensez-vous du silence qu’a gardé le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Iba Der Thiam, dans cette affaire ?
Iba Der Thiam n’est pas président d’une commission. Il y a le président de la commission, Mamadou Seck. Iba Der est peut-être membre de cette commission et premier vice-président de l’Assemblée. Vous pouvez, c’est important, lui demander qu’est-ce qu’il en fait ? Moi, à ce que j’en sache, le nom de Karim Wade n’a jamais été cité dans cette procédure. L’Anoci, ça peut être Abdoulaye Baldé (secrétaire exécutif de cette agence : Ndlr) ou un autre cadre. Les membres de la commission ont estimé devoir convoquer l’Anoci pour avoir des informations, pour être plus éclairés sur la procédure, le travail qui doit être fait, puisqu’ils ont eu tous les moyens pour organiser l’Anoci. Mamadou Seck a dit que la procédure a suivi son cours normal jusqu’à la Conférence des présidents; donc, le reste ne l’intéresse pas, et ce n’était pas à lui de transmettre ; et il a raison. Mais, même si c’est mal transmis, il devrait y avoir des suggestions ou des remarques de la part du Président (Me Wade) et non en faire un scandale. Mamadou Seck est allé plus loin, parce qu’il continue à penser que l’Anoci devait venir expliquer à la représentation nationale ce qui s’est passé. Nous, nous ne sommes pas un tribunal ou la Cour des comptes. Nous sommes des représentants du peuple qui doivent savoir ce qui se passe. Telle est la problématique !


Vous avez invité après cela Macky Sall à se positionner comme un leader politique. Pouvez-vous être plus précis ?
Je ne l’ai pas appelé ; c’est un leader politique. Quelles responsabilités, il n’a pas assumées ? Sous le président de la République, il a gravi tous les échelons. Donc, il est un leader politique de fait. J’ai dit que Macky Sall devrait prendre toutes ses responsabilités, démissionner de tous les postes que le Pds lui a donnés et être un citoyen simple qui appelle les populations à travailler dans la sérénité, dans l’unité, et tendre la main à tout le monde afin de faire ce qu’il pourra faire pour les Sénégalais. Ainsi, il sera tranquille et libre.


Est-ce que «faire ce qu’il doit faire pour les Sénégalais» signifie, pour vous, la possibilité pour lui d’avoir sa formation politique ?
Ousmane Tanor Dieng a boycotté (les dernières élections législatives : ndlr), mais c’est un très grand leader politique, qu’on le veuille ou pas. Moustapha Niasse est un très grand leader politique. Mais où sont-ils actuellement ? Ils sont en train de servir le peuple sénégalais. On sert le peuple quand on a des idées, la masse derrière soi et on décline des programmes qui peuvent régler les problèmes. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale devrait être dissolue, comme le sénat, parce que ceux qui y sont, sont des soldats qui sont là pour répondre à des choses inexplicables. Donc, si on a des leaders qui sont tapis à l’ombre et qui ne peuvent pas répondre à la demande sociale, aux problèmes de l’électricité, la maîtrise de l’eau pour la Goana qui ne fait que commencer et qui constitue un projet fabuleux, lutter pour que la paix sociale revienne, le renforcement surtout de la démocratie, il faut aller dehors pour pouvoir le faire. Macky Sall, qui est déjà dans le Pds, ne peut pas avoir la liberté de parler ni de voyager ; s’il part à Fatick, on lui demande pourquoi ; s’il part à Touba, on lui demande pourquoi ; s’il part chez les Tall, on lui demande pourquoi, mais on ne peut accepter cela. Il ne faut pas être l’esclave de quelqu’un, mais celui du peuple.


Pensez-vous que le Pds peut vraiment faire face aujourd’hui à l’opposition regroupée au sein du Front Siggil Senegaal, l’opposition parlementaire et dans un contexte d’exclusions de gens comme Macky Sall et Idrissa Seck ?
Pour moi, il n’y a plus de Pds


Pourquoi vous dites qu’il n’y a plus de Pds ?
Un parti, c’est une association privée. En tout cas, moi, je suis le secrétaire général adjoint de la Fédération (Pds) de Touba et le secrétaire général de la Section de Touba-Mosquée. Nous, on ne connaît rien du parti, actuellement. On n’a pas d’organisation interne. Nous avons entendu qu’on vend des cartes, on ne sait dans quelles conditions, et qu’on va venir vers les régions. Récemment, quand on préparait les élections locales, le député Moussa Sakho et Serigne Bara Dolly étaient partis faire des «pré-investitures». Ils n’ont informé personne ; il n’y avait pas de réunion. Cela montre les manquements dans ce parti (…) Moi, je ne peux pas voir le secrétaire général national (Me Wade) et je suis député. Je lui ai adressé des correspondances pour le voir et discuter des problèmes de l’Assemblée nationale, depuis quelque temps. J’ai vu Iba Der Thiam et Aïdara Sylla, qui sont des amis du Président, qui m’avaient fait des promesses. Le Président ne nous reçoit même pas ; donc, à travers les médias, nous allons dire ce que nous pensons. Parce que c’est la formule la meilleure pour dire au Président qu’il perd du terrain ; il est en train de perdre Touba et la région de Diourbel. Vous avez vu ce qu’on a dit dans le journal (il s’agit du quotidien Le Populaire paru hier qui a révélé la démission de la responsable du Mouvement national des femmes du Pds : ndlr) avec Aminata Tall.


J’allais d’ailleurs vous demander quelle lecture vous en faîtes ?
C’est une grosse erreur. Aminata Tall est la première dame capable de notre parti et qui est fidèle au Président Wade. Malgré les coups qu’elle a eu à subir, elle est restée égale à elle-même. C’est une femme que je respecte. Aujourd’hui, elle subit des coups. Tout ce qu’on lui dit le matin, le soir on lui dit le contraire. Donc, je dis qu’on n’a plus de parti. Si le parti allait aux élections, vous allez voir l’hémorragie. Le sang est en train de couler parce que nous perdons des gens. Certains ont dit qu’ils ont gelé leurs activités dans le parti et nous avions gagné, avec une petite (il répète avec insistance : Ndlr) marge lors des présidentielles. Il faut dire au Président de regarder la situation économique, politique…


Mais n’y a-t-il pas justement une part de responsabilité du président de la République, dans tout cela ?

 Dans un parti, il appartient au chef du parti de prendre ses responsabilités, de le réorganiser dans la démocratie, la transparence et la justice. J’ai eu à le dire : notre devise est la Justice, la Dignité et la Fraternité. Il faut s’y référer pour avoir un parti cohérent avec ses principes et là nous n’aurons pas de problèmes. Mais si on veut appeler ce parti, un parti démocratique et si les devises et principes démocratiques sont violés, il y a là une responsabilité que le Président doit régler et assumer.


Etes-vous de ceux qui pensent qu’il y a une alternative libérale en termes de possibilité de retrouvailles entre Idrissa Seck, Macky Sall et Aminata Tall ?
Je le pense sincèrement, parce que tous ces gens ont contribué à mettre en place ce parti derrière Wade, à pérenniser leurs positions, quels que soient les coups qu’ils reçoivent, et à vouloir rester dans le parti. Cependant, si l’époux te dit : «Attention, à partir d’aujourd’hui, je ne te donne plus la dépense», tu lui dis : «Oui, je me débrouille.» Après, tu lui dis : «Bon, tu sors tes bagages de la chambre où tu étais.» Le temps de réfléchir, le Monsieur jette les bagages dans la cour, mais si tu es digne et sérieux, il faut que tu prennes tes bagages pour les mettre quelque part, même si tu dois louer une petite parcelle pour les y mettre. Aujourd’hui, ces gens sont esseulés, bousculés, mais je suis sûr qu’ils vont réagir.  


Est-ce que vous seriez de ceux qui peuvent travailler à des retrouvailles entre ces gens ?
Je l’avais toujours souhaité. J’ai voulu les rapprocher du Président Wade, mais on lui a dit que Moustapha Cissé Lô a une grande gueule ; il sort pour dire n’importe quoi ; donc, il ne faut pas le voir. Le Président est mon père ; c’est mon ami. J’ai beaucoup œuvré à ses côtés, depuis que je suis au Pds. Cela ne fait pas longtemps ; depuis 2000, je suis au Pds, mais c’est bientôt 8 huit ou 9 ans. Je lui ai tout donné, mais aujourd’hui, on ne veut même plus que je le voie, parce que je vais lui dire la vérité et certains ne le veulent pas. Je l’ai rencontré au début de la crise et j’ai tout fait pour empêcher ce qui va arriver. Dans notre Assemblée, il n’y a pas un homme à égale dignité, compétence, sérénité avec Macky Sall qui croit fermement au Président Abdoulaye Wade. Pourquoi on veut le tuer et le liquider ? S’ils le font, parce que peut-être Macky n’est pas en phase avec Karim Wade, il n’est pas l’ami de celui-ci ou de Pape Diop, ce sera une grosse erreur. Dans le parti, on est des frères, mais on n’est pas tenus d’être des amis. Moi, je ne suis pas ami de Macky Sall, mais je défends ses principes et ses positions. Mais, je peux être l’ami d’un autre qui n’est pas sur la même ligne que moi. Dire que si quelqu’un n’est pas en phase avec Karim, il faut le tuer, si c’est le cas, ce n’est pas sérieux et le Président Wade ne doit pas le cautionner. Autant Karim est fils du Président Wade, Idrissa Seck, Fada Diagne, Macky Sall, Aminata Tall, Awa Diop et moi-même venu tardivement, sommes des fils du Président Wade. Si le Président Wade souhaite que l’on soit ensemble, qu’on travaille avec lui pour trouver une solution qui peut lui être favorable, au service et au bénéfice du peuple sénégalais, je peux œuvrer à ces retrouvailles. Je suis prêt à aller voir Idrissa, Macky, pour leur dire qu’ils n’ont pas le droit de quitter la maison du père, si jamais le père les considère comme des fils.
Vous pensez vraiment que le père les considère encore comme des fils avec tout ce qui est arrivé?
Je ne peux pas le dire ; il appartiendra au père de le dire. Ces gens-là croient que Me Wade est leur père et leur maître aussi. Il a beaucoup fait pour eux. Il les a aidés à être des hommes politiques. Avant Wade, on ne les connaissait pas. Donc, Wade les a mis sur orbite pour que le peuple sénégalais profite de ce qu’ils peuvent faire. Et je le dis sans tricherie : ce sont des hommes compétents.

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