CINQUIèME ANNIVERSAIRE DES MARTEAUX DE TALLA SYLLA/ Le leader du Jëf-Jëf minimise son agression face à celle contre le peuple

Publié le par guissguiss

«C’était un dimanche, cinquième jour du dixième mois, c’est un dimanche cinquième mois du dixième mois. C’est donc jour pour jour le cinquième anniversaire de la lâche et odieuse agression qui a tenté vainement de mettre fin à mes jours. Cinq ans plus tard, nous parlons toujours non pas de l’agression, mais d’agressions, non pas de Talla Sylla mais de tout le peuple sénégalais ». C’est par cette image, cette comparaison que Talla Sylla a rappelé l’immobilisme noté dans le dossier qui concerne son agression le 5 cinq octobre 2003 pour dire que ses agresseurs courent toujours sans être inquiétés du fait de ce qu’il a appelé le silence coupable de la justice sénégalaise. 
 
Pour le leader du Jëf-jël, la seule constante pendant ces années reste l’agresseur qui, selon lui, est le régime de l’alternance dirigé par Me Abdoulaye Wade. Par ailleurs, il a regretté le niveau critique de ce qu’il a appelé « l’inféodation du pouvoir judiciaire au pouvoir politique », ce qui a justifié le silence coupable de l’un et l’impunité injuste de l’autre depuis le début de l’alternance. Mais pour Talla Sylla aujourd’hui, il s’agit moins de l’agression commise sur sa personne que celle exercée sur le peuple sénégalais.
A l’en croire, aujourd’hui le peuple sénégalais est agressé de toute part par le régime de Wade qui, non pas à cause d’une crise mondiale, mais du fait de leur incompétence, de leur insouciance et de leur malhonnêteté, ne cesse d’agresser le peuple. Une agression qui, toujours selon le leader du Jëf-jël, est exercée sur la constitution sénégalaise manipulée de manière honteuse par le régime de Wade selon les circonstances et les intérêts d’un clan, l’éducation, la justice, entre autre secteurs sont tous agressés. La plus grande agression commise sur le peuple selon Talla Sylla, c’est le fait que les Sénégalais n’arrivent plus à assurer le minimum, c'est-à-dire les besoins de première nécessité avec la cherté de la vie. Ce que le leader du Jëf-jël a considéré comme une trahison grave de la part du régime de l’alternance. Face à une telle situation, l’auteur de « Ablaye abbal niou » a déclaré que le glas a sonné pour le régime de Wade.
Par ailleurs, il a demandé au peuple sénégalais de dire non. Non à ces agressions, non à cette violence sur les journalistes, les opposants, les citoyens qui veulent jouir de leur de liberté d’expression et de penser. Il a d’ailleurs encore fait remarquer que ce régime dirigé par Me Wade veut museler le peuple en déclarant que Wade avait demandé à ses agresseurs de lui couper sa langue à lui Talla Sylla mais en vain. Il a aussi appelé les Sénégalais à dire non au projet de Wade qui cherche par tous les moyens à installer son fils Karim. Un nom qu’il a d’ailleurs amputé de sa lettre « a » pour ne conserver que le terme « krim », faisant allusion « aux crimes qu’ils sont en train de commettre sur le peuple sénégalais ».
Talla Sylla s’est par ailleurs prononcé sur les assises de l’opposition pour dire que c’est la première fois qu’une étape importante soit posée pour essayer de trouver des solutions aux problèmes des Sénégalais par toutes les franges de la société sénégalaise à travers le comité de pilotage des assises. C’est pour cela qu’il a proposé qu’un référendum puisse être organisé pour demander au peuple si les conclusions des assises seront appliquées ou non puisque ce n’est pas à Wade de faire un tel choix.   

Auteur: Ibrahima NDIAYE (Thiès) 

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