Inondations : Le Ps donne la solution au gouvernement

Publié le par guissguiss

« A l’évidence, les leçons des précédents hivernages n’ont pas été tirées par le régime libéral qui s’est, une nouvelle fois, signalé par son inertie face aux désastres provoqués par les pluies. Pourtant, le gouvernement ne peut ni invoquer la fatalité, ni se réfugier derrière l’excuse de l’imprévision parce que les études du Centre Africain de Météorologie Appliquée au Développement, en situant notre pays dans la zone jugée très excédentaire du Sahel, annonçaient, dès le mois de mai 2008, une saison exceptionnellement pluvieuse avec une forte probabilité de phénomènes extrêmes tels les orages violents, les foudres et les inondations ». C’est le bureau politique du Ps qui réagit ainsi pour exprimer son indignation à l’endroit du gouvernement. Non sans lui donner la clé pour un règlement définitif des problèmes liés aux inondations.


En effet, selon les camarades de Ousmane Tanor Dieng, « c’est l’aveuglement et l’incurie du pouvoir libéral qui paralysent le pays, affectent la survie des ménages et plombent la vie des entreprises, ont annihilé les capacités d’action de l’Etat ». Et pour cause, précisent-ils, « ces prévisions sérieuses, issues d’une source crédible (Camad), auraient poussé tout gouvernement soucieux du bien-être et de la sécurité de ses citoyens à déployer une énergie considérable et à mobiliser les compétences et les moyens dans les actions de prévention, dans l’aménagement des systèmes d’évacuation des eaux et dans le curage des canalisations »

Que non ! Puisque, se désolent-ils, au Sénégal, elles (les prévisions du Camad) ont été royalement ignorées par Abdoulaye WADE et son gouvernement partis en vacances dans l’insouciance, confirmant ainsi une absence totale de perception de la nature du problème, de la dimension de la menace et du caractère dramatique de ses impacts physiques et surtout humains ».

N’empêche, les socialistes ont indiqué la voie au gouvernement, s’il veut trouver une solution définitive aux problèmes des inondations. Selon eux, le règlement définitif des problèmes liés aux inondations « nécessite une distinction entre les zones dépressionnaires (HLM, SODIDA, Cambérène) qui, compte tenu de leur topographie, exigent la réhabilitation des équipements de voiries et les zones d’inondations temporaires (Yoff, Dalifort, Hann Montagne, Cité Soleil, Bellevue, Belvédère) qui nécessitent le débouchage des voies d’écoulement et l’entretien des avaloirs, afin de sortir les populations du calvaire des eaux stagnantes ».

Par contre, poursuivent-ils, « dans les zones d’inondations permanentes (une partie de Grand Yoff et une grande partie des départements de Pikine, Guédiawaye et Rufisque) où près de 35.000 foyers vivent toute l’année sous les eaux, la solution passe par la reprise du programme de restructuration et d’assainissement dans le cadre du plan directeur actualisé ».

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article