Pourquoi les nervis sont jugés en flagrants délits

Publié le par guissguiss

CRISE PRESSE/POUVOIR - SACCAGE DE L’AS ET DE 24 HEURES CHRONO
Une instruction écrite a été transmise au Procureur de la République, après sa conférence de presse, lui demandant de ne pas transférer le dossier du saccage des sièges de l’As et de 24 Heures Chronos au juge d’instruction. La procédure de flagrant délit a ainsi été préférée pour éviter l’inulpation à l’ancien ministre des Transports terrestres, par ailleurs chargé de Propagande du Pds, justement cité dans cette affaire par l’enquête préliminaire.

C’est ce lundi que s’ouvre devant le tribunal des flagrants délits du tribunal hors classe de Dakar le procès des nervis et de leurs complices qui avaient mis à sac les locaux des quotidiens L’As et 24 heures Chrono le 17 août dernier. Le jugement de cette affaire aux flagrants délits a soulevé bien des interrogations surtout que lors de sa conférence de presse, le Procureur de la république Ousmane Diagne avait annoncé qu’il allait, une fois tous les mis en cause pris, confié le dossier à un juge d’instruction. Que s’est-il passé entre temps pour que le représentant du ministère public change décision ?

Selon des sources proches de cette affaire, le parquet a reçu une instruction écrite de la hiérarchie l’invitant à amener le dossier devant le tribunal des flagrants délits. Cette instruction écrite figure d’ailleurs dans le dossier de flagrant délit transmis au tribunal. Cherche t-on quelque part à protéger Farba Senghor, cité par certains des personnes interpellées comme étant le commanditaire du saccage de ces deux journaux ? Manifestement on cherche à circonscrire ce dossier aux seconds couteaux.

Pour cause, une instruction pouvait conduire le juge, dans le cadre de son enquête, à convoquer Farba Senghor pour l’inculper et le placer sous mandat de dépôt, en raison des charges graves retenues contre lui. C’est d’ailleurs pour éviter le déballage du contenu des procès-verbaux d’audition, surtout ceux de Adama Dème, l’agent recruteur, que le parquet refuse que les avocats, de la partie civile tout comme de la défense, photocopient le dossier d’enquête de la Sûreté Urbaine (Su), la branche de la police qui a mené l’enquête.

Publié dans Politique

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