Le limogeage de Farba Senghor est une exigence de Sarkozy»

Publié le par guissguiss

Le limogeage de Farba Senghor est une exigence de Sarkozy»

C’est demain jeudi, lors des audiences du Tribunal des Flagrants délits de Dakar, que les nervis suspectés dans l’attaque contre les rédactions de L’AS et de 24 Heures Chrono seront jugés. Entendus à nouveau par le Procureur de la République, ils ont été placés sous mandat de dépôt hier. Au moment où leur commanditaire continue de se promener tranquillement. En ce début de Ramadan, les rares  rayons solaires qui frappent malgré le zénith qui approche n’ont pas permis aux parents et proches des nervis arrêtés dans l’affaire de l’attaque contre les journaux L’AS et 24 Heures Chrono, placés sous mandat de dépôt, de pleurer toutes les larmes de leurs corps. Hier, la cour du Bloc des Madeleines a été inondée de larmes, des corps qui se torturent, des femmes à la limite de l’hystérie, criant à tue-tête : «Waay, laissez-les rentrer chez eux, ils n’ont rien fait, ce sont des enfants manipulés». C’est le triste spectacle du soir de ce début de Ramadan. Une autre façon pour ces proches des nervis arrêtés d’avouer que ça se corse pour les présumés assaillants de L’AS et 24 Heures Chrono. 24 heures après avoir été confrontés à celui qu’ils accusent de les avoir envoyés saccager les quotidiens L’AS et 24 Heures Chrono, Farba Senghor, l’ex-ministre des Transports aériens et de l’Artisanat, les nervis ont été à nouveau entendus hier vers les coups de 17 heures par le Procureur de la République. C’est un retour au Parquet à l’issue duquel ils ont été placés sous mandat de dépôt.
Menottes aux mains, les nervis traversant la cour du Tribunal régional hors classe de Dakar sous l’escorte des gardes pénitentiaires pour entrer dans la cave des détenus, ont demandé à leurs parents et camarades venus en masse les soutenir «d’arrêter de pleurer et de venir plutôt demain jeudi, le jour du procès».
En effet, entendus à nouveau par le Procureur, les nervis se sont vus notifier leur mise en accusation et ont été placés sous mandat de dépôt. Ils seront fixés sur leur sort jeudi prochain, lors des audiences du Tribunal des Flagrants délits de Dakar.
L’on se rappelle que les présumés agresseurs ont été arrêtés suite à la mise à sac des quotidiens L’AS et 24 Heures Chrono. Durant ladite casse, ils étaient à bord d’une voiture L200 immatriculée au nom de l’Administration. C’est à l’aide de ce véhicule, qu’ils ont réussi à s’échapper. Ce qui n’a pas empêché des témoins de relever la plaque d’immatriculation et la couleur de la voiture.
Quelques temps après, saisie, la Police,  à travers son  laboratoire d’analyses, a relevé les empreintes des délinquants et réussi à identifier les présumés agresseurs et les arrêter. Durant l’enquête menée par la Sûreté urbaine de Dakar, les nervis n’ont pas hésité à verser dans un déballage et incriminer l’ex-ministre des  Transports aériens  et de l’Artisanat, Farba Senghor. Celui-ci, convoqué, n’a pas voulu répondre dans un premier temps. Ce qui a amené le Procureur de la République, Ousmane Diagne, qui venait d’être nommé à ce poste, à déclarer, lors d’un point de presse, qu’il n’a pas les compétences juridiques de convoquer un ministre de la République.
Il a fallu un décret  présidentiel pour que Farba Senghor daigne déférer à la convocation du procureur de la République. Les choses vont rapidement s’enchaîner avec  l’audition, avant-hier lundi, du chargé de propagande du Parti démocratique Sénégalais (Pds, au pouvoir) par le Procureur de la République Ousmane Diagne.
Il faut rappeler que le Maître des poursuites, lors de son point de presse, la semaine dernière, avait soutenu que les présumés suspects dans la mise à sac de L’AS et de 24 Heures Chrono étaient passibles de la Cour d’Assises. Qu’est-ce qui a dû se passer entre temps pour que ces derniers soient envoyés auprès du juge des Flagrants délits. Mystère et boule de gomme.

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