Diplomatie incapable de protéger ses ressortissants

Publié le par guissguiss

Diplomatie incapable de protéger ses ressortissants

L’Ambassade et le Consulat Général du Sénégal en Italie ont encore prouvé leur apathie et leur incompétence la semaine dernière. L’arrestation d’un Sénégalais accusé de meurtre à Bergamo (Italie) a fini de convaincre les vulnérables Sénégalais immigrés qu’ils sont mal gouvernés. La sécurité des ressortissants Sénégalais n’a jamais été la priorité de nos représentants diplomatiques et les Sénégalais ont eu la preuve l’ors de l’arrestation du Sieur Ali Ndiogou, un Sénégalais de 40 ans arrêté et mis en prison à Gleno, accusé d’être le meurtrier de la Dame Maria Grazia Pezzoli.   

 Dire aujourd’hui que les immigrés sénégalais ne sont pas en sécurité, c’est simplement de l’euphémisme. Les Sénégalais végètent profondément dans l’insécurité au grand dam de notre Ambassadeur et de son Consul général.  L’Ambassade du Sénégal en Italie a lamentablement fui ses responsabilités et ses fonctions régaliennes. Notre Diplomatie va mal et c’est un truisme que de le dire. La seule chose que notre Ambassade sait faire le mieux, c’est l’usage de la parole sans suite. S’il y avait une médaille à décerner à notre Ambassadeur, ce serait sans doute une médaille d’or du recours facile au langage politique. Pour s’en convaincre, il suffit de constater leur ignorance sur la question du cadre de protection consulaire qui est aujourd'hui régie au niveau international par la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963.

 Et pourtant. L'origine de la protection consulaire est très ancienne. Elle remonte, en effet, au XIIe siècle, lorsque les premiers consuls furent envoyés par la Républiques italienne dans les ports des pays d’Asie afin de protéger leurs navires et leurs ressortissants..

Cette protection comprend notamment :

- l'assistance en cas d'accident ou de maladie graves,

- l'assistance aux victimes de violence,

- l'assistance en cas de décès,

l'assistance en cas d'arrestation ou de détention,

- l'aide et le rapatriement des ressortissants en difficulté.

La convention de Vienne précise, en effet, que « tout citoyen, sur le territoire d'un pays tiers où l'État dont il est ressortissant n'est pas représenté, de la protection de la part des autorités diplomatiques et consulaires de tout État, dans les mêmes conditions que les nationaux de cet État ». Tel qu'il est dit, le droit à la protection consulaire est donc un droit subsidiaire, qui s'exerce en l'absence de représentation du pays d'origine dans le pays tiers où se trouve le citoyen. Il s'agit également d'une application du principe de non discrimination.

La convention précise également que « Les États signataires établissent entre eux les règles nécessaires et engagent les négociations internationales requises en vue d'assurer cette protection ».

Il s'agit donc d'un domaine dans lequel, en vertu des traités, la fixation des règles ne relève ni de la compétence de la Communauté internationale, ni d’une autre organisation internationale, mais d'un accord international conclu entre les États signataires. Le droit à la protection diplomatique et consulaire figure également dans la Charte des droits fondamentaux..

Malheureusement, il y a que ceux qui représentent notre Diplomatie, développent des comportements puérils, grotesques et moralement choquante.
La Diplomatie Sénégalaise n’a aujourd’hui aucun plan de protection des ses ressortissants et en plus, il emprunte la voie dangereuse de l’activisme politique intempestif et de l’arrogance. Sa démarche ne se veut pas intelligente, c’est-à-dire fondée sur le principe de l’égalité des droits et de la justice. Mais il ne s’agit ni plus ni moins que d’une démarche qui tend à épouser les contours de la bestialité et de la barbarie. Une démarche irresponsable, basse et dénuée de bon sens.

 Guiss Guiss

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