Cycle de violence : Le Fss dénonce la « présence des calots bleus dans la police »

Publié le par Ferloo

Cycle de violence : Le Fss dénonce la « présence des calots bleus dans la police »

 Enumérant les cas de violences ou de tortures perpétrés sur des citoyens sénégalais depuis l’accession de Me Wade au pouvoir, la Conférence des leaders du Front Siggil Sénégal estime qu’il y a « une forte présence de calots bleus dans la police ».

Les langues se délient encore sur une présence supposée des « calots bleus au dans la police ». Après le bureau politique du Ps, c’est au tour de la conférence des leaders du Fss de se manifester. En effet, après avoir rassemblé un certain nombre de dérives de la police depuis l’accession de Me Wade au pouvoir, les camarades d’Ali Haïdar aboutissent à la conclusion selon laquelle « le cycle de violence dans la police depuis l’arrivée de Wade au pouvoir est tout simplement dû à la présence des calots bleus dans la police ». Non sans la dénoncer.

En effet, selon Ali Haïdar, porte-parole du jour du Fss, « l’embastillement des hommes politiques en l’occurrence Moustapha Niasse, Amath Danskho, l’agression contre Talla Sylla, la mort de Balla Gaye, un étudiant torturé à mort à Kolda, sont autant de faits qui nous poussent à dire qu’il y a des calots bleus dans la police ». D’autant plus que, ajoute-t-il, « au moment où les journalistes dénoncent l’agression dont ont été victimes Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune, un garçon de 14 ans a été victime de la bavure policière à Ziguinchor ».

Compte tenu de la gravité de ces faits, le Fss regrette « le mutisme des autorités ». En tout cas, devant de telles pratiques, soutient M. Haïdar, lui et ses camarades ne comptent pas croiser les bras. Car ils entendent s’opposer farouchement à de telles dérives. Tout comme d’ailleurs d’autres « dérives du pouvoir ». Et pour cause tout un programme sera déroulé pendant le mois de juillet. Dès le 5 juillet prochain, ils seront à Tamba pour un meeting de mobilisation, à Malem Hoddar pour sympathiser avec les populations sinistrées des dernières pluies. Tandis qu’à Dakar, les femmes du Fss seront dans la rue contre la vie chère.

Sur un autre front, les leaders du Fss s’inscriront dans la même dynamique de protestation contre le projet de modification de l’article 27 de la Constitution. Surtout que, a affirmé Ali Haïdar, « nous voyons ce qui est en train de se passer au Zimbabwe ».

Par ailleurs, la conférence des leaders du Fss a fait part de la désignation d’une centaine de personnes devant faire partie des commissions thématiques des Assises nationales.

AT/ FC

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