Le monstre est vivant, le combat continue !

Publié le par guissguiss

Le monstre est vivant, le combat continue !

Un jour…
Pour son mystère et pour l’espoir qu’il porte à nos tourments et à nos ambitions ce jour c’est demain.
Demain parce qu’il permet de valider nos erreurs d’hier et notre combat d’aujourd’hui.
Il ne confine pas à l’inertie du fataliste béat qui attend des cieux qu’ils améliorent son quotidien misérable.Il commande au combattant qui ne croit pas au hasard de la victoire de rester en veille et d’anticiper l’adversaire pour provoquer sa défaite.
Car l’hydre a changé de masque mais il reste le même monstre qui se nourrit de la faiblesse et du silence d’un peuple pacifique.Hier comme aujourd’hui mon but ultime et en fait mon unique but reste de le traquer, de le combattre et de le défaire.
On ne dort pas sur un champ de bataille car demain c’est déjà aujourd’hui.
Peut être…
Qu’est ce que l’homme devant l’infini de la vie : un produit fini ?
Hier déjà j’étais un prisonnier dans les geôles du Parti Socialiste dont mon attitude de refus offensait le chef.
Hier encore, pour la même attitude, j’étais laissé pour mort dans une ruelle obscure de Dakar par des agresseurs masqués aussi vite démasqués et jamais inquiétés mais qui savent pouvoir compter sur des avantages nécessairement éphémères que leur confère leur « station » politique du jour.
Encore hier j’ai eu l’expérience rare d’entendre, à titre anthume, les éloges de mes parents, de mes amis et de mes agresseurs, réservés aux morts pendant que la médecine avait fini de me condamner pour les heures à venir.

Et pourtant la mort n’a pas voulu.
Aujourd’hui je suis debout La santé recouvrée, l’énergie et la motivation intactes, le monstre encore vivant.

Le combat continue.

Et demain ?

S’il plaît à DIEU…

Demain avec tous ceux qui pensent que notre pays à un destin au dessus de la médiocrité que Parti Socialiste et Parti Démocratique Sénégalais n’ont pas réussi à transcender.

Ensemble nous mettrons l’Etat dans l’obligation de se mettre à l’écoute de son propre peuple avant d’enseigner la démocratie au Zimbabwe. Ensemble nous nous réjouirons des objectifs atteints plutôt que des intentions annoncées.

Ensemble nous mettrons la priorité sur le citoyen qui doit se nourrir, se vêtir, se soigner et s’instruire plutôt que sur la multiplication d’institutions ou d’agences étatiques aussi inutiles qu’onéreuses.

Nos institutions militaires et judiciaires retrouveront leur rôle essentiel d’assurer la sécurité et l’égalité des citoyens plutôt que d’exécuter les basses besognes pour intimider et terroriser leur peuple.

Oui s’il plait à DIEU nous pouvons.

Car nous devons aussi ce combat à la mémoire de nos glorieux ancêtres et au legs des générations futures.

Ce Sénégal nouveau ne naîtra pas dans la douceur d’une péridurale mais après toutes les souffrances d’une gésine que l’histoire nous assigne d’assumer. Nous devons donc nous pouvons mener ce combat.

Et pour toutes ces raisons que je n’avais pas oubliées quand je décidais de me retirer de la vie politique publique, je n’ai pas le droit de laisser en cours de route le combat de toute une vie que le mérite de mener vaut autant que celui de l’emporter.

Un jour peut être s’il plait à dieu, je reviendrais.

Je reviens.

Fait à Paris, le 28 juin 2008

Talla SYLLA

Publié dans Politique

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