L’argent du cacao finance les meetings du FPI

Publié le par guissguiss

Suite à la vague d’arrestations des dirigeants de la filière. Les producteurs de café-cacao font de graves révélations. « L’argent du cacao finance les meetings du FPI »

Depuis le mercredi 18 Juin, les gouvernants de la Côte d’Ivoire ont décidé de faire arrêter tous les leaders des producteurs et dirigeants des structures de la filière au motif qu’ils auraient détourné l’épargne commune. Nous, producteurs membres de l’ANAPROCI, tenons à marquer notre désapprobation pour la manière cavalière avec laquelle le pouvoir cherche à humilier ces braves et dignes fils du pays qui ont tout fait pour que la Côte d’Ivoire reste débout depuis l’attaque du 19 septembre 2002. Nous sommes étonnés qu’on oublie si facilement que ce sont Henri Amouzou, Tapé Do, Angeline Kili et autres qui ont permis à la Côte d’Ivoire de faire front aux assaillants en décidant de donner à l’Etat une partie de l’épargne des producteurs. C’est encore eux qui ont permis au pouvoir en place d’organiser et soutenir le mouvement patriotique des événements des 6,7 et 8 novembre 2004. Et ce, avec l’argent des producteurs. Les chefs d’accusation qui sont retenus contre eux sont entre autres abus de bien sociaux, faux et usages de faux, utilisations illicites de ressources communes, etc. En réalité, les ressources dont il est question n’est que l’épargne privée des producteurs parce que l’Etat a déjà pris sa part à travers le DUS et la parafiscalité. Comment comprendre que les comptes séquestres dans lesquels est logée l’épargne des producteurs, qui avait pour seul signature que celle des ministères de tutelle que sont : le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère de l’Agriculture soient vides et qu’on porte l’accusation sur les producteurs qui n’ont géré que ce que ces deux ministères ont mis à leur disposition. On estime à ce jour, les redevances prélevées au titre des structures de gestion de la filière à plus de 600 milliards de francs Cfa.

Les producteurs veulent des comptes

Toutes ces structures de gestion n’ont pu utiliser plus de 160 milliards. Où est donc passé le reste des milliards que l’Etat a géré seul au niveau des comptes séquestres. Que sont devenus les 2 milliards d’aide aux producteurs déplacés de guerre de l’Ouest et les 2 milliards pour l’inscription des étudiants que ’le FDPCC a donné à la présidence ? Nous rappelons à l’opinion nationale et internationale que toutes les acquisitions des producteurs ont fait l’objet d’accord préalable des différents ministres de tutelle qui sont représentés dans les différents conseils d’Administration. Ce sont mêmes ces ministres de tutelle qui signent les différents moratoires de décaissement après validation des projets d’investissements. La baisse prévisionnelle de la production ivoirienne est en partie du fait que l’Etat par son Comité de suivi des projets et programmes de la filière a refusé de donner le financement des produits phyto. Et pendant ce temps ils ont un budget annuel de fonctionnement de 3 milliards pour 6 personnes. Il y a aussi l’exportation frauduleuse de cacao sans prélèvement du DUS et frais de parafiscalité estimée à 300 000 tonnes par an depuis 2004 à ce jour. L’ARCC (structure d’Etat) qui fonctionne avec un prélèvement tiré des revenus des producteurs n’a pas fait l’objet d’interrogation et d’interpellation (ce qui est injuste). Comment comprendre que les auteurs des déchets toxiques qui ont fait plusieurs morts ont été mis en liberté et même réhabilité dans leurs fonctions parce qu’ils sont les financiers occultes du pouvoir en place ? Pourquoi 2 poids 2 mesures ? Aujourd’hui, ce sont ceux qui ont aidé la Côte d’Ivoire en période de guerre qui sont emprisonnés pendant que les coupables de cette crise sont en liberté et vivent dans l’opulence. L’argent des producteurs finance également le football ivoirien, les meetings du FPI, etc. Le relevé des comptes des prélèvements des producteurs mis sur des comptes séquestres que les producteurs ont demandé au temps du 1er Ministre Banny n’a jamais été publié. On en conclut que ce sont les différents ministres de tutelle et le Comité d’examen qui ont détourné l’argent des producteurs notamment :- Agriculture : Alphonse Douati, Danon Djédjé et Gon Coulibaly ; - Economie et Finances : Bohoun Bouabré, Charles Konan Banny et Diby Charles. Nous exigeons la libération de nos leaders sans délais si les vrais coupables que sont les ministres et les membres du comité d’examen sont en liberté. Sinon, il y aura une grève illimitée dans les zones de production et les zones portuaires. Nous demandons : un audit général des prélèvements, le relevé des comptes séquestres logés à la BCEAO et à la BNI, l’audition des Ministres de tutelle.

Publié dans Economie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article