Le dirpub de Lissa, Maathiou et le gérant du « Caesar » devant le juge, ce jeudi

Publié le par Nettali

Ismaïla Fall alias Mathiou, Wissam Kassam, gérant du « Caesar », Bassirou Fall et Ahmadou Danga Sabaly feront face au juge du tribunal des flagrants délits de Dakar ce jeudi. Ils seront jugés pour viol, séquestration et détournement d’une mineure de 16 ans. Ils risquent des peines allant de 2 à 5 ans.

Au moment où un ancien haut fonctionnaire de l’Etat du nom d’Assane Cissé est recherché en même temps que le photographe Ousmane Ndiaye Dago et le directeur de publication du magazine Lissa par les policiers de Dieuppeul, d’autres personnes ont été arrêtéEs par les mêmes policiers et envoyés à la prison centrale de Rebeuss. Il s’agit, comme révélé par plusieurs quotidiens, d’Ismaïla Fall alias Maathiou, Wissam Kassam, gérant du « Caesar », Bassirou Fall et Ahmadou Danga Sabaly. Inculpés de viol, séquestration et détournement d’une mineure de 16 ans, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Ils seront jugés ce jeudi matin par le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar.

Tout ce beau monde est accusé de s’être relayé sur une mineure qui avait fugué de chez elle. Selon l’accusation, ils ont tous entretenu des relations sexuelles avec l’adolescente qui a quitté le domicile familial sis à Liberté 6 pour se réfugier chez une de ses connaissances du nom de Bassirou Fall. Ce dernier a été le premier à avoir abusé de la mineure.

Selon une source proche du parquet, même s’ils disent à la barre qu’ils ne savaient pas que la victime était une mineure et qu’elle était consentante, cela ne peut les dédouaner. « Une mineure ne peut consentir. En droit, le consentement d’une mineure est vicié. Et l’argument selon lequel, ils ne savaient pas qu’elle était mineure ne peut prospérer. Dès l’instant qu’ils acceptent qu’il y a eu conjonction sexuelle entre eux et la mineure, le délit de viol et de détournement de mineure est consommé. Or, il ne souffre d’aucune contestation qu’ils ont entretenu des relations sexuelles avec la mineure », soutient un des substituts du procureur. Ce qui augure du réquisitoire que compte prendre le parquet dans cette affaire. Suivant les dispositions du Code pénal, les mis en cause risque des peines allant de 2 à 5 ans de prison ferme.

L’opinion publique sénégalaise raffole de ces affaires de moeurs qui font les choux gras de la presse, surtout celle écrite. Plusieurs affaires se sont succédées à la barre relatives à des danses jugées obscènes (Affaires Guddi Town), à la pratique homosexuelle. Mais qui se sont dégonflées comme ballon de baudruche quelques jours plus tard.


Publié dans Société

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